CAN 2025. Le Maroc s’en sort aux tirs au but face au Nigéria et rejoint la finale

 CAN 2025. Le Maroc s’en sort aux tirs au but face au Nigéria et rejoint la finale

L’attaquant marocain #10 Brahim Diaz célèbre après la victoire du Maroc lors du match de demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) contre le Nigeria, au stade Prince Moulay Abdellah, à Rabat, le 14 janvier 2026. (Photo : Franck Fife / AFP)

De notre envoyé spécial à Rabat.

Il aura fallu attendre la séance des tirs au but pour départager le Maroc et le Nigeria, au terme d’une demi-finale longtemps fermée et pauvre en occasions franches. Après 120 minutes sans but (0-0), les Lions de l’Atlas ont finalement validé leur billet pour la finale de la CAN 2025 en s’imposant 4-2 lors de l’exercice décisif, devant leur public. Une victoire méritée.

 

Une domination marocaine sans efficacité

Dès les premières minutes, le Maroc impose son rythme. Plus entreprenants, les hommes de Walid Regragui monopolisent le ballon et s’installent dans le camp nigérian. Saibari, puis Brahim Diaz, se procurent les premières situations, sans toutefois parvenir à concrétiser.

Le Nigeria, longtemps acculé, peine à relier ses lignes et abuse des ballons longs vers Victor Osimhen, bien contenu par la charnière marocaine.

Le milieu marocain #11 Ismael Saibari tire face au défenseur nigérian #02 Bright Osayi-Samuel. (Photo : Franck Fife / AFP)

La meilleure opportunité nigériane du premier acte intervient à la 14ᵉ minute, lorsque Ademola Lookman déclenche une frappe aux abords de la surface, bien repoussée par Yassine Bounou. En face, Nwabali doit s’employer à plusieurs reprises, notamment sur une frappe de Saibari et un coup franc puissant d’Achraf Hakimi.

Malgré une possession et un volume offensif supérieurs (13 tirs marocains sur l’ensemble du match), les Lions de l’Atlas manquent de justesse dans le dernier geste et rentrent aux vestiaires sur un score nul et vierge.

L’attaquant nigérian #07 Ademola Lookman (Photo : Franck Fife / AFP)

Un second acte de plus en plus fermé

Au retour des vestiaires, le scénario évolue peu. Le Maroc repart avec de bonnes intentions, mais se heurte à un bloc nigérian regroupé et discipliné. Les Super Eagles, eux, se montrent encore plus discrets offensivement, incapables de cadrer la moindre frappe en seconde période.

Le rythme baisse progressivement, les fautes se multiplient et la prudence semble gagner les deux camps. Malgré quelques situations marocaines — une frappe d’Ezzalzouli repoussée par Nwabali, puis un poteau trouvé par Aguerd sur corner — aucune équipe ne parvient à faire la différence. Logiquement, la rencontre se prolonge.

Le milieu marocain #24 Neil El Aynaoui reprend le ballon de la tête, en pleine action. (Photo : Paul Ellis / AFP)

Des prolongations sans relief

Les trente minutes supplémentaires confirment la tendance. La fatigue est palpable, les espaces rares. Osimhen tente bien d’exister dos au but, sans succès, avant de céder sa place à Paul Onuachu à la surprise générale, à quelques minutes de la fin de la prolongation. Le Maroc pousse timidement, mais sans déséquilibrer une défense nigériane solide. À l’issue de 120 minutes, la décision se fait inévitablement aux tirs au but.

Bounou décisif, le Maroc libéré

Le gardien marocain #01 Yassine Bounou arrête un penalty de l’attaquant nigérian #11 Samuel Chukwueze. (Photo : Franck Fife / AFP)

Aux tirs au but, le Maroc commençait. El Aynaoui transformait le premier avant que Onuachu ne transforme le sien. Le Nigeria aurait ensuite pu prendre l’avantage après que Nwabali a arrêté la frappe d’Igamane… mais Bono à son tour arrêtait également le pénalty de Chukwueze. Ben Seghir et Dele-Bashiru transformaient tour à tour, puis Hakimi également. Bono sauvait ensuite le Maroc une nouvelle fois en arrêtant le tir d’Onyemaechi. À ce moment-là, le Nigeria n’avait plus son destin entre ses mains. En-Nesyri s’approchait sans trembler et transformait ce dernier pénalty pour envoyer le Maroc en finale

Solides mentalement, les Lions de l’Atlas s’imposent finalement 4-2 et valident leur qualification pour la finale, au terme d’un match plus tendu que spectaculaire.

Ce dimanche (18 janvier), les Lions de l’Atlas affronteront le Sénégal en finale, pour tenter de décrocher leur deuxième CAN de l’histoire.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.