Gaza : la Croix-Rouge restitue les corps de quinze palestiniens

 Gaza : la Croix-Rouge restitue les corps de quinze palestiniens

Des véhicules du CICR à Gaza. Photo : Omar AL-QATTAA / AFP

Avec la restitution des corps de quinze palestiniens hier, le CICR clôt un premier chapitre. L’organisation demande désormais la facilitation de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza.

C’est la fin d’un premier chapitre. Après le retour du dernier otage israélien récupéré par l’armée lundi (26 janvier), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé hier (29 janvier) avoir remis à Gaza les corps de quinze Palestiniens.

« Cela marque l’achèvement d’une opération de plusieurs mois qui a réuni des familles et soutenu la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu », se félicitait hier le CICR dans un communiqué. L’accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre dernier, après un peu plus de deux ans de guerre.

Soulagement et ambition

Julien Lerisson, chef de la délégation du CICR en Israël et dans les Territoires occupés, se satisfaisait de la fin de cette première étape et de la réunion des familles : « Nous sommes soulagés d’avoir contribué à réunir des familles avec leurs proches. Pour les familles dont les membres décédés ont été rapatriés, nous espérons que cela leur a permis de faire pleinement leur deuil ». 

L’organisation expliquait se tourner désormais vers la suite des opérations à Gaza : « Il est essentiel que l’accord de cessez-le-feu soit respecté au-delà de cette phase, que l’aide humanitaire soit autorisée et facilitée à Gaza, et que le droit international humanitaire (DIH) soit respecté afin que les gens puissent commencer à reconstruire leur vie dans la dignité ».

Rafah

Élément clé pour l’acheminement de l’aide humanitaire mais aussi pour l’accès au matériel nécessaire à la réhabilitation des infrastructures, la réouverture du point de passage de Rafah, au sud de Gaza, est réclamée de longue date par les Nations Unies et les ONG.

Mardi (27 janvier), le bureau du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu précisait que le passage frontalier serait, dans un premier temps, « réservé aux piétons et soumis à un mécanisme d’inspection israélien complet ». 

Selon un responsable palestinien interrogé par l’AFP, les sorties seraient limitées notamment aux malades, aux blessés ou encore aux étudiants admis à l’université et titulaires d’un visa.