Besançon va recouvrir une fresque dénoncée par le Crif

 Besançon va recouvrir une fresque dénoncée par le Crif

Pour le graffeur, il s’agissait de « faire le constat d’une situation qui m’offusque en tant qu’être humain ». « J’en arrive à être traité d’antisémite », a déploré Nacle. Crédit photo : nacle_one / Instagram

La ville a décidé de repeindre une œuvre évoquant le conflit israélo-palestinien après un signalement du Conseil représentatif des institutions juives de France.

Un chandelier à sept branches, symbole du judaïsme, à côté d’une tête de mort recouverte du keffieh palestinien: la fresque a été peinte en octobre dernier sur un mur d’un complexe sportif de Besançon.

La maire écologiste a décidé cette semaine de recouvrir la fresque, au nom de sa « politique antitags », sans évoquer de dimension antisémite. La municipalité fait valoir que l’oeuvre n’a pas été peinte sur « un mur de libre expression ».

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Signalement auprès de la justice

Pour le Crif en Bourgogne Franche-Comté, « l’interprétation qui peut être faite de cette fresque, c’est de désigner le peuple juif comme génocidaire ».

L’association craint « toutes les formes d’incitation à la haine », elle a d’ailleurs effectué un signalement auprès de la justice.

Le dossier sera confié au magistrat du parquet référent en matière de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.

Pour le graffeur, il s’agissait de « faire le constat d’une situation qui m’offusque en tant qu’être humain ». « J’en arrive à être traité d’antisémite », a déploré Nacle, « j’arrive à comprendre que ça heurte mais c’est une lecture qui n’est pas la mienne, qui détourne mon propos ».