Culture.Mémoire : des pièces de l'Aquarius au Musée de l'immigration

Des migrants sur une embarcation en bois ayant reçu des gilets de sauvetage de membres d'équipage de l'Aquarius (en arrière-plan), le 10 août 2018 dans les eaux internationales au large de la côte libyenne. GUGLIELMO MANGIAPANE / SOS MEDITERRANEE / AFP

A travers la mémoire de l'Aquarius, c'est la mémoire du sauvetage des migrants en mer Méditerranée qui est conservée.

Collection Aquarius

C'est il y a environ un an, alors que l'Aquarius était bloqué à terre sans savoir à quel moment, ni même si, il repartirait sauver des vies en Méditerranée, qu'a commencé la collecte d'objets se trouvant à bord du bateau et témoignant du quotidien des sauveteurs et des naufragés sauvés.

« Un casque de marin-sauveteur marqué « Peace and Log », deux gilets de sauvetage, des bouts d’un bateau pneumatique sur lequel s’entassaient des dizaines de naufragés, des dessins de rescapés… ». Une soixantaine de pièces qui ont été recueillies par le Musée national de l’histoire de l’immigration (MNHI) faisant ainsi leur entrée au patrimoine national, rapporte SOS Méditerranée.

Témoigner

« Préserver c’est témoigner, protéger au patrimoine national c’est assurer l’impossibilité d’oblitérer cette partie du passé. Cela ne sauve pas des vies, mais cela participe à forger des consciences », explique Elisabeth Jolys-Shimells, conservatrice du patrimoine et responsable de la collection de société au MNHI à Paris.

Témoigner et éveiller les consciences, un travail essentiel notamment envers le public dont l'aide humaine, comme financière, peut s'avérer vitale pour les ONG pratiquant des missions de sauvetage en mer qui sont très coûteuses.

Présent

« Cette attente prolongée et inutile en mer doit prendre fin », s'indignait monsieur Fark, chef de mission de MSF, en octobre dernier.

Pour SOS Méditerranée, pendant que les navires de sauvetage attendent un lieu de débarquement, ils ne sont pas en Méditerranée centrale pour pouvoir porter secours aux embarcations en danger. Mettre en place un mécanisme précis et coordonné, la seule solution pour Louise Guillaumat, directrice adjointe des opérations de SOS Méditerranée :

« Revenir à des solutions au cas par cas comme ces 16 derniers mois serait un pas en arrière. Les blocages inutiles ne prendront fin que si une coalition plus large d’Etats européens volontaires fait front pour soutenir sans plus tarder les pays de débarquement ».

Les problèmes restent donc les mêmes avec l'Ocean Viking, nouveau bateau affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières.

Vitrine consacrée à SOS MEDITERRANEE dans la Galerie des dons du Musée national de l’histoire de l’immigration (Paris) jusqu’au 12 janvier 2020.

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