Justice.Répression croissante des manifestants en Europe

Sur cette photo prise le 14 août 2019, des gendarmes français escortent l'activiste italien Vincenzo Vecchi au palais de justice de Rennes, suite à une demande d'extradition de l'Italie pour sa participation aux manifestations anti-G8 à Gênes. Les tribunaux français examineront le 24 octobre 2019 la remise de Vincenzo Vecchi aux autorités italiennes. SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP

C'est aujourd'hui qu'aura lieu l'audience pour savoir si Vincenzo Vecchi sera renvoyé en Italie. Pour son comité de soutien, ce renvoi pose question.

En vain

Vicenzo Vecchi encourant 12 ans et demi de prison pour violences, le comité de soutien met en doute la légitimité de la condamnation de la justice italienne : « Par rapport à la manifestation de Gênes, la répression policière a été condamnée par différentes instances internationales, dont l’une des dernières en 2015 par la Cour européenne des droits de l’homme ».

C'est pour lever ces doutes sur ce qu'il s'est réellement passé à Gênes que, lors de l'audience du 14 août dernier, l'avocate de Vicenzo Vecchi, Me Glon, a demandé un délai à la cour d'appel de Rennes afin d'obtenir un complément d'informations auprès des autorités italiennes. Une tentative restée vaine.

Décisif

Malgré les efforts du comité de soutien, la demande de liberté conditionnelle a été refusée le 27 septembre dernier. Avant l'audience du 24 octobre, à la cour d'appel de Rennes, pour la procédure de mise à exécution du Mandat d'arrêt européen (MAE), signifiant un renvoi en Italie de Vicenzo Vecchi, le comité de soutien affirmait avoir « obtenu la preuve juridique et assermentée que Vincenzo a déjà exécuté sa condamnation pour Milan 2006 ».

Ainsi, selon le comité de soutien, ce second MAE (le premier concernant la condamnation pour la manifestation de Gênes) serait invalide puisque « on ne peut pas émettre un MAE sur une peine déjà purgée ». Reste à savoir si la cour d'appel en tiendra compte pour sa décision.

Rattrapé

Pour rappel, c'est le 8 août dernier, à Rochefort-en-Terre (Bretagne), la police arrête Vicenzo Vecchi, citoyen sans histoire bien « intégré à la vie locale ». Son arrestation lève le voile sur le passé de cet habitant sans histoires qui s'avérait être sous mandat d'arrêt européen (MAE).

En 2011, Vicenzo fuit l'Italie et s'installe en France, pour échapper à de lourdes peines de prison pour violences lors de manifestations.

En 2001, Vicenzo participait à une manifestation contre le G8 à Gênes, puis en 2006, il participait à une contre-manifestation à Milan, face au rassemblement du parti d’extrême droite Movimento Sociale Fiamma Tricolore.

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