Tunisie. La Fédération alerte sur la non-délivrance des cartes professionnelles

 Tunisie. La Fédération alerte sur la non-délivrance des cartes professionnelles

Bureau du FTDJ

La Fédération tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ) a exprimé samedi 10 janvier sa « profonde inquiétude » face à la poursuite, « pour la deuxième année consécutive », de la privation de la plupart des journalistes tunisiens de leurs cartes professionnelles, appelant les autorités à agir rapidement pour débloquer la situation.

Dans un communiqué, la fédération a exhorté à accélérer la publication du décret gouvernemental relatif au comblement des postes vacants au sein de la commission indépendante chargée de l’octroi de la carte nationale de journaliste professionnel, afin de lui permettre de reprendre ses activités.

L’organisation patronale a rappelé que la prolongation de la validité des cartes de l’année 2024, en vigueur en 2025, n’est pas renouvelable, conformément au décret gouvernemental n°2024-229, soulignant que ces cartes ne sont désormais plus valides. Une situation qui, selon elle, entrave le travail des journalistes et les prive de leurs droits professionnels.

 

Les journalistes sportifs également concernés

La Fédération a également dénoncé la privation des journalistes et des photographes sportifs de leurs cartes professionnelles pour l’année 2026, ce qui les empêchera d’accéder aux stades et aux salles sportives pour accomplir leurs missions.

La FTDJ a appelé à une résolution rapide de ces difficultés et à la levée des lourdeurs administratives, estimant que l’enjeu concerne l’ensemble du secteur des médias en Tunisie.

Seule embellie au tableau, les cartes de correspondant de la presse étrangère, étant régies par une commission spécifique au sein de la présidence du gouvernement, continuent quant à elles d’être délivrées, certes à un rythme moins soutenu que d’ordinaire (une centaine par an environ).

Pour sa première réunion de l’année, le président de la République, Kaïs Saïed avait pourtant reçu, dès le 5 janvier, au Palais de Carthage, les principaux dirigeants des médias publiques, notamment pour se pencher sur les difficultés que connaît le secteur de la presse. Une réunion de travail remarquée, mais les débouchés tangibles se font encore attendre.