CAN 2025 – Quarts de finale : le Maroc sans pitié face au Cameroun

 CAN 2025 – Quarts de finale : le Maroc sans pitié face au Cameroun

Rabat, 9 janvier 2026 – Le Maroc s’impose face au Cameroun (2-0) et se qualifie pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), au stade Prince Moulay Abdallah. Gabriel BOUYS / AFP

Rabat, de notre envoyé spécial – Il n’y a jamais vraiment eu de match. Portés par un stade plein comme un œuf et une génération qui semble avoir atteint sa pleine maturité, les Lions de l’Atlas ont dominé de bout en bout un Cameroun dépassé (2-0), vendredi soir à Rabat, pour valider leur billet pour les demi-finales de leur CAN 2025.

CAN 2025 – Quarts de finale : le Maroc sans pitié face au Cameroun
L’équipe du Cameroun pose avant le match de quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) opposant le Cameroun au Maroc, au stade Prince Moulay Abdallah à Rabat, le 9 janvier 2026. Paul ELLIS / AFP

Une supériorité criante

Dès les premières minutes, l’écart a sauté aux yeux. Supérieurs physiquement, techniquement et collectivement, les hommes de Walid Regragui ont étouffé des Lions Indomptables incapables de ressortir proprement le ballon. À l’exception de Bryan Mbeumo, seul joueur camerounais évoluant dans un grand club européen, le onze de départ manquait cruellement de références au plus haut niveau. Et cela s’est vu, parfois cruellement.

Pressing constant, maîtrise du tempo, justesse technique : le Maroc a imposé son rythme sans jamais se découvrir. Le Cameroun, lui, s’est contenté de défendre bas, multipliant les fautes et les approximations, à l’image de Nouhou ou d’Avom, rapidement avertis.

Brahim Diaz, encore lui

CAN 2025 – Quarts de finale : le Maroc sans pitié face au Cameroun
L’attaquant marocain n°10, Brahim Diaz, célèbre l’ouverture du score de son équipe. Paul ELLIS / AFP

Dans une première période à sens unique, Brahim Diaz a une nouvelle fois confirmé son statut d’arme offensive numéro un. Intenable entre les lignes, le joueur du Real Madrid a provoqué, créé, et fini par frapper. À la 26e minute, il inscrivait son cinquième but en cinq matches dans cette CAN, concrétisant la domination totale des siens.

Autour de lui, Ezzalzouli a multiplié les percées sur son aile gauche, Saibari s’est projeté sans relâche et Hakimi a constamment apporté le surnombre. Le Cameroun, déjà contraint de remplacer Tchamadeu, sorti en pleurs après un choc au genou, rejoignait les vestiaires sans la moindre certitude.

 

Un sursaut trop timide

La seconde période a démarré sur un léger temps fort camerounais. Corner après corner, quelques ballons traînant dans la surface, mais Bono, serein, n’a jamais réellement tremblé. Le portier marocain a parfaitement géré les rares situations chaudes, à l’image de ce corner capté sans difficulté à la 71e minute.

Et lorsque le Maroc a semblé reculer légèrement autour de l’heure de jeu, c’était sans panique ni désorganisation. Le public – 64 178 spectateurs, stade comble – a alors pris le relais, poussant encore un peu plus une équipe déjà sûre de sa force.

Saibari assomme le Cameroun

À la 74e minute, le match a définitivement basculé. Sur un ballon dévié par Aguerd, Ismaël Saibari, oublié au second poteau, a déclenché une frappe croisée puissante pour faire le break (2-0). Un but libérateur, symbole d’un collectif bien huilé et d’une soirée presque parfaite.

Regragui a alors pu gérer, faire tourner, sans jamais perdre le contrôle. Le Cameroun, malgré quelques coups de pied arrêtés et une ultime tentative de Nkoudou, n’a jamais trouvé la faille.

CAN 2025 – Quarts de finale : le Maroc sans pitié face au Cameroun
Le milieu de terrain marocain n°11, Ismaël Saibari (à gauche), inscrit le deuxième but du Maroc. (Photo : Gabriel BOUYS / AFP)

Le Maroc avance, sûr de sa force

Au coup de sifflet final, Rabat pouvait exulter. Le Maroc rejoint les demi-finales de la CAN 2025 après une prestation aboutie, sérieuse et maîtrisée. Une équipe complète, portée par un public incandescent, un leader offensif en état de grâce et une confiance collective impressionnante.

Pour le Cameroun, l’élimination est logique : trop limité, trop imprécis, trop loin du niveau requis à ce stade de la compétition.

Pour le Maroc, en revanche, le rêve continue. Et il semble plus que jamais à portée de main.
Les Lions de l’Atlas auront pour adversaire soit le Nigeria, soit leur voisin l’Algérie, qui joueront leur place en demi-finale ce samedi à Marrakech.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.