Migration. Plus de 4 500 signalements d’abus sexuels sur mineurs dans les centres de rétention américains

Des milliers d'enfants ont été agressés sexuellement dans les centres de rétention américains.

Les autorités fédérales américaines ont reçu en quatre ans plus de 4 500 plaintes portant sur des abus sexuels commis sur des enfants migrants placés dans les centres de détention financés par le gouvernement, a annoncé fin février le ministère américain de la Justice

D’octobre 2014 à juillet 2018, plus de 4 500 accusations d’abus sexuels sur des enfants migrants ont été reçues par l’Office de réinstallation des réfugiés, l’agence chargée de la gestion des mineurs non accompagnés.

Les chiffres comprennent à la fois les enfants arrivés seuls et ceux arrivés en famille, puis séparés de leurs parents. Le nombre de plaintes a d’ailleurs connu un pic au moment de la décision controversée du président américain de systématiquement séparer les familles de migrants en 2018.

Le ministère indique que les accusations portent sur des faits d’attouchements et de harcèlement sexuels, dont de nombreux cas d’agressions sexuelles commis entre mineurs détenus dans ces centres. Des personnels des centres de détention ont notamment embrassé des mineurs et les regardaient pendant leurs douches. Certains ont même été violés.

1 303 cas considérés comme particulièrement graves ont été transmis à la justice, dont 178 accusations d’agressions sexuelles portées contre des adultes travaillant dans les centres. Les autres cas portent sur des agressions commises entre mineurs, précise le rapport gouvernemental.

« La sécurité des mineurs est notre préoccupation principale », a réagi le directeur de l’Office de réinstallation des réfugiés, Jonathan H. Hayes, dans un communiqué. « Aucune de ces accusations ne concerne du personnel fédéral de l’Office », a-t-il ajouté, en précisant que tous les cas ont fait l’objet d’enquêtes. Le rapport ne détaille par les suites données à chaque plainte, mais indique que certaines n’étaient pas fondées ou que l’absence de preuve empêchait d’instruire un procès.

Rached Cherif

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