Migrations.Loi Asile et immigration: déception pour les soutiens aux migrants

Le Premier ministre Edouard Philippe tient une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb (G), la ministre de la Santé et de la Solidarité Agnes Buzyn (2e D) et le ministre pour la Cohésion territoriale Julien Denormandie (D) reçoivent les représentants des association d'aide aux migrants, à Matignon. THOMAS SAMSON / AFP

Déception ! C'est le mot qui ressort de l'entrevue qui avait lieu hier (11 janvier), à Matignon, entre le Premier ministre Edouard Philippe et les organismes de soutien aux personnes migrantes et réfugiées. Le gouvernement avait convié ces organismes pour une seconde concertation concernant le nouveau projet de loi « Asile et immigration ». Il semblerait que cette réunion n'ait pas été à la hauteur des espoirs des associations.

Déception

« C’est une déception, une occasion manquée par le chef du gouvernement qui a procédé plus à un exercice de communication qu’à une concertation des acteurs associatifs » a déclaré Jean-Claude Mas, secrétaire général de La Cimade, présent à Matignon. Les mots de ce dernier sont clairs, ce que le gouvernement annonçait comme une concertation, a surtout été une confirmation de la direction de la politique du gouvernement en place : « la priorité est bien à restreindre les droits des personnes étrangères malgré quelques mesures positives ».

Désistement

Depuis la mise en place du nouveau gouvernement, les signes en faveur d'une meilleure politique migratoire n'ont pas été légion. Convié à la concertation du 11 janvier, le GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés) déclinait, en début de semaine, cette invitation. L'organisation rappelait notamment que, sans tenir compte des recommandations soumises par de nombreuses associations et collectifs travaillant sur la question, le gouvernement présentait « le 12 juillet 2017 un « plan migrants » - incluant un projet de loi, alors annoncé pour le mois de septembre 2017 ». Une politique migratoire qui, jusqu'à ces dernières semaines, était sur une ligne dure concernant les migrants.

La présidente du GISTI, Vanina Rochiccioli, dans un courrier adressé au Premier ministre, pointait notamment la circulaire autorisant le contrôle, dans les centres d'hébergement d'urgence, de la situation administrative des bénéficiaires qui selon elle, remet « en cause tant le principe d’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence que l’inviolabilité de domicile relevant de lieux privés et la protection de données à caractère personnel ».

Parlement

Suite à cette dernière réunion à Matignon, les organismes et associations de soutien aux personnes migrantes et réfugiées d'un côté, et le gouvernement de l'autre, ne sont clairement, et ouvertement, pas sur la même ligne. Le projet de loi « Asile et immigration » sera présenté prochainement aux parlementaires mais les associations sont loin d'avoir abandonné leurs espoirs d'une politique d'accueil digne pour les migrants : « le combat va se jouer au Parlement pour éviter un recul dangereux pour les droits des personnes étrangères en France. La Cimade appelle à la mobilisation » rappelle Jean-Claude Mas.

Charly Célinain

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