Migrations.SOS Méditerranée : la course contre la montre est engagée

En soutien à SOS Méditerranée, le collectif nantais culture Bar-Bars organise une série de rencontres-concerts jusqu'au 16 mars. 

Soutien

Actuellement dans l'impossibilité de naviguer pour sauver des personnes migrantes en détresse dans la Méditerranée, l'Aquarius, navire affrété par l'ONG SOS Méditerranée, reste à quai. Cependant l'ONG recherche activement une solution. En soutien à leur action en mer, le collectif nantais culture bar-bars organise jusqu'au 16 mars, dans onze cafés culture de leur réseau, une série de rencontres-concerts dont l'intégralité des bénéfices est reversé à l'ONG. Ces rencontres sont, pour le public, une occasion de rencontrer des bénévoles de SOS Méditerranée qui expliquent leurs interventions en mer Méditerranée et l'importance de leur mission.

Repérage

L'un des points les plus important lors des missions de sauvetage en mer Méditerranée est le repérage des embarcations en difficulté. Sur l'Aquarius, ce repérage se fait à l'aide de jumelles à longue portée, cependant ce n'est pas le seul moyen. Ainsi, des avions peuvent aider en couvrant une plus étendue de surveillance : « sauvetage mois d’août, bateau à la dérive pendant 3 jours sans eau, sans nourriture (…) C'est un avion de surveillance autrichien qui nous a fait trois tours au-dessus de l'Aquarius, sans nous prévenir à la radio. Ça nous a mis la puce à l'oreille et on a finalement repéré et sauver l'embarcation ». SOS Méditerranée a pu travailler en coordination avec l'ONG Sea Watch, qui possède un avion, ou encore l'association française Pilotes volontaires, qui aident également au repérage d'embarcations en difficultés.

Gardes-côtes libyens

Depuis mai dernier, l'Italie s'est quasi totalement désengagée du sauvetages des migrants en mer Méditerranée au profit des gardes-côtes libyens. Or, selon SOS méditerranée, ces derniers n'auraient pas le même niveau de compétences concernant les sauvetages en mer, ni les mêmes méthodes : « Ils se mettent sur le côté d'un bateau à sauver, ils ont la Kalachnikov, le martinet qui est prêt. Ils sont extrêmement violents avec les personnes qu'ils interceptent. Ils nous ont  maintes reprises menacé, ils ont déjà tiré sur une autre ONG avec des kalachnikov. C'est difficile de gérer avec eux... ».

Pavillon

A ce jour, il n'y a quasi plus de bateaux effectuant des sauvetages en mer Méditerranée. A ce jour, l'ONG SOS Méditerranée travaille pour obtenir un nouveau navire avant cet été. Cependant le difficulté reste l'obtention d'un pavillon, indispensable pour pouvoir prendre la mer en toute légalité.  Après avoir perdu successivement les pavillons de Gibraltar, puis du Panama, suite à des pressions de l'Etat italien, SOS Méditerranée cherche avant tout un pavillon d'un état puissant économiquement : « Si on trouve un pavillon d'une forte puissance, européen ou américain, quelque chose qui peut tenir tête à l'Italie c'est beaucoup plus facile (...) pour trouver un navire avec les plus fortes possibilités de rester en mer le plus longtemps possible ».

Conscients que pendant qu'ils ne sont pas en mer, de nombreuses personnes tentant la traversée sont en train de mourir en Méditerranée, SOS Méditerranée a engagé une véritable course contre la montre pour enfin, pouvoir reprendre la mer.

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