Musique.Diouma, une femme bien dans son temps

Diouma, chantant le premier extrait de son EP "Femme Du Temps".

Silhouette élancée, voix de velours, Diouma fait de son parcours riche, la matière première de ses chansons revendiquant notamment l'égalité hommes-femmes.

Vécu

Le titre de son premier EP, « Femme du temps » paru début 2018, offre déjà une indication sur la direction de ses compositions. Le premier titre de cet EP « Le temps est perdu » est une véritable mise à nue selon la chanteuse rencontrée le week-end dernier (15 novembre), à l'occasion du festival Tissé Métisse à Nantes :

« "Le temps est perdu" parle de mon histoire un peu compliquée avec mon père. Le divorce de mes parents (…) Tout ça m'a marquée et j'avais besoin de l'exorciser dans cet EP. C'est un peu ma présentation, pour dire un peu, qui je suis, d'où je viens ». Née à Paris, partie à 4 ans au Sénégal, Diouma raconte avoir été marquée par le divorce de ses parents, la polygamie, beaucoup de choses qu'elle a mal vécues.

Double culture

Bien qu'étant partie très tôt de la France, la chanteuse garde une forte attache à sa double-culture franco-sénégalaise. Cette spécificité fait qu'elle porte un regard particulier sur la situation des femmes au Sénégal : « En voyant les femmes avec la religion, les traditions, la société très patriarcale, j'ai trouvé que c'était extrêmement dur de vivre sa vie de femme dans un pays comme ça. Déjà en France, on a pas mal de boulot à faire sur l'égalité hommes-femmes. Ce que j'ai vu au Sénégal, c'est pas ce que je veux dans ma vie ».

Cette dernière s'attache à parler de tout ça, espérant apporter sa contribution à un futur changement : « L'album me permet de parler de ces choses-là souvent tues par les femmes qui subissent. J'espère qu'avec notre nouvelle génération, pas mal de choses vont bouger ».

Battante

Diouma n'a pas eu un parcours rectiligne avant de pouvoir sortir son premier EP.  Alors qu'elle avait commencé des études de médecine, elle s'est vite rendue compte que cette voie n'était pas la sienne. Après quelques petits boulots, elle se tourne vers des études dans les métiers du son, une révélation : « J'ai travaillé dans un studio d'enregistrement et c'est un peu là que tout a commencé ».

Aujourd'hui, accompagnée de son guitariste, la jeune artiste mène sa barque toute seule et commence à se faire un nom : « C'est beaucoup de boulot, je gère tout, je n'ai pas de boîte de production. Je fais les choses à fond, parce qu'il n'y a que le travail qui paie ».

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