Politique. Gilets jaunes : Les députés de gauche s’accordent pour déposer une motion de censure

Les groupes parlementaires de gauche s'accordent pour déposer une motion de censure. Pascal Pavani/AFP

Les députés socialistes, insoumis et communistes déposent ce mardi une motion de censure contre le gouvernement pour sa gestion de la crise des « gilets jaunes », les députés PS ayant décidé de s'y rallier à l'unanimité, a-t-on appris auprès de plusieurs d'entre eux.

Les députés socialistes, dont les signatures étaient nécessaires et qui avaient voulu attendre l'allocution du chef de l'État lundi soir, souhaitent « faire entendre la voix et des propositions concrètes des socialistes », a indiqué leur porte-parole Boris Vallaud. Ce dernier a estimé qu'il n'y avait pas eu de « changement de cap » lundi soir et qu'Emmanuel Macron avait apporté des réponses « ni justes ni responsables » à la « triple crise, sociale, environnementale et démocratique ».

Pierre Dharréville, porte-parole PCF, avait déclaré lundi soir que « le Président a(vait) appliqué la règle des 3 E : entourloupe, embrouille et emberlificotage », ce qui « justifie cette motion ».

Les trois groupes de gauche avaient déjà surmonté en juillet leurs divisions pour déposer une motion de censure commune contre le gouvernement sur l'affaire Benalla. Fait inédit depuis 1980, deux motions simultanées avaient alors été défendues, LR en ayant aussi déposé une.

La motion sera soumise au vote de l'Assemblée nationale au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l'article 49-2 de la Constitution, soit pas avant jeudi. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité, ce qui est impossible au vu du contingent de la gauche (62 élus au total) par rapport aux 577 députés que compte l'Assemblée.

La droite ne va pas s'associer à la motion ni la voter. Christian Jacob, président du groupe LR, juge que « ce n'est pas la réponse qui est attendue par l'opinion publique ». Plus de 100 motions de censure ont été déposées depuis 1958. Une seule a été adoptée, en 1962, faisant chuter le gouvernement de Georges Pompidou.

Rached Cherif

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