Société.Une campagne de financement pour meubler les appartements des Chibanis

Des Chibanis adhérents à l'association Ayyem Zamen. PHOTO : DR

Une belle initiative à soutenir. Il y a quelques jours, l’association Ayyem Zamen a lancé une campagne de financement sur les réseaux sociaux. Avec l’argent récolté, elle espère pouvoir acheter le mobilier et les équipements nécessaires pour meubler deux appartements parisiens où seront logés, courant 2019, des immigrés âgés.

Depuis 2014, l'association a déjà permis le relogement de 24 personnes, au travers de 8 appartements, dans le cadre d’un dispositif « Domiciles Partagés ». 

D’habitude, la colocation est plutôt un truc destiné aux jeunes. Fin mai 2014, l’association Ayyem Zamen décide d’ouvrir ce mode d’habitation aux personnes âgées et lance « Domiciles Partagés ». Le but est de faire sortir des immigrés âgés des chambres minuscules des foyers, des meublés au mois, voire de l'errance. 

Pour créer ces Domiciles Partagés, l'association transforme de grands appartements en petites unités de vie adaptées et équipées pour 3 personnes âgées afin de les proposer à la colocation contre le paiement de loyers modérés.

Les Domiciles Partagés ont été pensés, comme une solution pour loger, mais aussi pour accompagner et assurer une veille sur la situation sociale des colocataires. « Un véritable domicile est une condition essentielle pour la construction d’un projet de vie après la retraite.

Ce dispositif cherche donc avant tout la stabilisation de vieux migrants qui ont de grandes difficultés à se loger confortablement », confirme Moncef Labidi, président d’Ayyem Zamen. « Il leur permet aussi de finir leurs jours dans de meilleures conditions, entourés et accompagnés », continue-t-il. 

Un grand nombre de ces personnes âgées vivent donc dans des situations précaires et dans l'isolement. Elles ne connaissent pas leurs droits et les dispositifs de prise en charge dédiés aux aînés. L'association tente de pallier à ces manques. 

« Des règles de vie ont été élaborées avec les colocataires. Un travail autour du voisinage a également été effectué : une lettre expliquant le projet a été glissée dans les boites aux lettres des voisins », détaille encore le président de l’association.

Une conseillère en économie sociale et familiale gère pour l’association le quotidien de ces Chibanis, les aide à réfléchir à un projet de vie : renouer les liens avec la famille restée, pour l’immense majorité, dans le pays d’origine afin de l'associer aux décisions importantes, comme l’hospitalisation, la perte d'autonomie. Le cas échéant, s’ils ont pour projet de revenir au pays.

Les Chibanis versent alors un loyer à l’association, locataire de l’appartement. « Un peu moins cher que son coût réel », précise Moncef Labidi.

Aujourd’hui, deux nouveaux appartements verront le jour courant 2019 à Paris, un dans le 18e, l'autre dans le 20e. Des colocations qui ont besoin de meubles. « En versant 1 euro, 2 euros iront au projet », rappelle Moncef Labidi. 

Pour apporter votre pierre à ce beau projet, cliquer ici.

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