Tunisie.Grève des employés de la présidence du gouvernement

Les grévistes ont installé sur la façade du Palais du gouvernement une pancarte géante sur laquelle on peut lire « Nous sommes la présidence du gouvernement. Nous sommes tous syndicalistes »

Les agents et cadres de la présidence du gouvernement observent depuis le 8 mai une grève ouverte, en signe de protestation contre « des engagements non honorés » consécutivement à de précédents accords. Paralysant les arcanes de la Kasbah, la contestation sociale se trouve ainsi littéralement aux portes du chef du gouvernement Youssef Chahed.

Occupant l'enceinte-même du Palais du gouvernement, les grévistes réclament une régularisation immédiate pour faire face notamment aux dépenses du ramadan

D’un genre inédit, ladite grève affecte donc le siège de l’autorité publique chargée de la fonction publique, au cœur du pouvoir exécutif. Un sit-in qui revêt une forte symbolique.   

Chargée de l’information, de la femme et de la jeunesse au syndicat de base des agents et cadres de la présidence du gouvernement relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Lilia Mathlouthi revendique le droit de ses collègues à une « prime de coordination et d’assistance », destinée aux trois présidences (Pais de Carthage, de la Kasbah et du Bardo), principale doléance des grévistes.

Ainsi la prime en question avait initialement été attribuée aux agents et cadres de la présidence de la République et de l’Assemblée des représentants du peuple, mais n’aurait pas été versée à leurs confrères de la présidence du gouvernement, s’indigne la syndicaliste.

Au chapitre des autres demandes, les grévistes revendiquent par ailleurs un statut spécial pour les agents et cadres de la présidence du gouvernement, ainsi qu’une grille d’avancement de grade et une mutuelle santé.

Mathlouthi a enfin regretté « une grande lenteur dans l’attribution des postes fonctionnels » aux agents et cadres de la présidence du gouvernement ainsi que dans la rémunération des heures supplémentaires. Elle ajoute que la grève pourrait se poursuivre sine die.

Un malheur n’arrivant jamais seul, la présidence du gouvernement, qui tente de faire des réformes sociales son cheval de bataille, doit faire face aujourd’hui jeudi à la gestion de crise d’un nouvel accident de la route qui a fait plusieurs victimes parmi des travailleuses agricoles, cette fois dans la région de Médenine, dû au transport anarchique et à une infrastructure vétuste.

>> Lire aussi : Tunisie. Drame de Sabbala : grève générale à Sidi Bouzid

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