Boxe. Lyad Tormos remonte sur le ring après son terrible accident de moto

 Boxe. Lyad Tormos remonte sur le ring après son terrible accident de moto

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Pour Lyad Tormos, le combat de demain (samedi 11 mars) dans la prestigieuse salle parisienne du Zénith tient du miracle. En février 2020, ce boxeur professionnel de 21 ans (4 combats, 4 victoires), originaire de Saint-Ouen (93) était grièvement blessé après un accident de moto qui a fallu lui coûter la vie. Lyad Tormos aura le privilège d’ouvrir la soirée « Tony Yoka le retour ». Dix mois après sa première défaite chez les pros, Tony Yoka affronte l’expérimenté Carlos Takam. 

 

LCDL : En février 2020, vous êtes dans le coma. Trois ans plus tard, vous voici de nouveau sur un ring…

Lyad Tormos : Oui. Je réalise le chemin parcouru pour être de nouveau compétitif. J’ai été patient. Je reviens de loin. Le soir de mon accident, j’ai été plongé dans le coma. Le pronostic vital était engagé, on m’a amputé la moitié du pied, j’ai eu la mâchoire et le nez cassé et j’ai subi un traumatisme crânien.

Comment se remet-on d’un tel accident ?

J’ai fait beaucoup de rééducation. Mais le plus important c’est que je me suis accroché tous les jours parce que j’aime trop la boxe pour pouvoir renoncer à ce sport. La boxe c’est une affaire de famille. Mon père a été boxeur professionnel, aujourd’hui il entraîne. Depuis tout petit, je fréquente la salle. La boxe est comme une seconde peau.

A la veille de votre combat, comment vous sentez-vous ?

Assez serein. Il m’est arrivé quelque chose de très grave. J’en suis conscient. C’est aussi pour cette raison que je ne suis plus remonté sur une moto depuis. J’aurais pu y rester mais je suis debout. Cela permet de relativiser pas mal de choses. Je m’entraîne sérieusement tous les jours. J’essaie de regarder devant. La veille de ce combat, je me sens bien. Ça va être une belle soirée, il y a de beaux boxeurs, d’immenses champions seront présents. Alors je vais tout faire pour être à la hauteur et briller.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.