Coup de cœur cinéma : l’immigration à hauteur d’ado

Scène du film-docu « Tout va bien » de Thomas Ellis, en salles depuis le 7 janvier 2026.
Dans Tout va bien, on suit Aminata, une jeune Guinéenne qui veut devenir soignante. Khalil, adolescent algérien, souhaite apprendre un métier mais ne maîtrise pas encore suffisamment le français. Abdoulaye et Tidiane, deux frères ivoiriens, font tout pour ne pas être séparés. Et puis il y a Junior, qui rêve d’une carrière de footballeur et qui, en attendant, se forme à la restauration. Leur point commun : ils sont tous arrivés en France mineurs dans l’espoir d’une vie meilleure.
Les voilà à Marseille où, deux ans durant, de septembre 2022 à juillet 2024, le réalisateur Thomas Ellis a filmé leur quotidien, les doutes, les appels avec les proches restés de l’autre côté de la mer mais surtout leurs aspirations.
Il ne s’attarde ni sur le périlleux périple au terme duquel ils sont arrivés dans la cité phocéenne, ni sur les traumatismes inexorablement engendrés. Le documentariste a préféré ajuster sa focale sur leurs efforts pour écrire leur avenir et sur les mains tendues. Il livre ainsi un premier film puissant, à rebours du discours ambiant.
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Tout va bien de Thomas Ellis, en salles depuis le 7 janvier
