La CGT alerte sur des libertés syndicales « en danger »

 La CGT alerte sur des libertés syndicales « en danger »

La secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), Sophie Binet, s’adresse au public lors d’une réunion de la Confédération générale du travail (CGT) pour les libertés syndicales à Montreuil, près de Paris, le 4 février 2026. (Photo de Thomas SAMSON / AFP)

L’organisation pointe des procédures judiciaires et discriminations, dans les entreprises, de plus en plus nombreuses contre les syndicalistes.

 

La CGT estime que la répression syndicale atteint « un niveau inédit » en France. Elle publie une liste de 1 000 syndicalistes « inquiétés », par la justice ou par leur employeur, pour leur engagement syndical.

Et pointe le recours de plus en plus fréquent à des procédures judiciaires contre des syndicalistes, des interventions policières disproportionnées qui « se banalisent » lors des mouvements sociaux, des interdictions de manifester, mais aussi, dans les entreprises, des pressions sur les syndicalistes et des licenciements de salariés protégés par leur mandat.

Grande loi pour protéger les libertés

La CGT considère que ces évolutions sont favorisées par « la concentration de médias dans les mains de quelques milliardaires qui favorise la banalisation de discours réactionnaires » mais aussi par les ordonnances Macron de 2017 qui ont fragilisé la démocratie sociale en fusionnant les instances représentatives du personnel.

Le syndicat demande l’adoption, avant la prochaine élection présidentielle, d’une « grande loi pour protéger les libertés ». Parmi les mesures préconisées, la possibilité donnée aux procureurs de décider immédiatement d’un non-lieu lorsqu’une procédure en droit de la presse est manifestement infondée.

Appât du gain

Sophie Binet, la patronne de la CGT, a été mise en examen pour « injure publique » après avoir qualifié en janvier 2025 à la radio les patrons de « rats qui quittent le navire » dont « le seul objectif est l’appât du gain ».

La Confédération syndicale internationale a déposé une plainte devant l’Organisation internationale du Travail pour dénoncer cette « procédure-bâillon ». C’est le mouvement patronal Ethic qui a porté plainte. La mise en examen est automatique en cas de plainte pour injure publique.