Algérie.La fermeture des frontières algéro-marocaines dénoncée

Lakhdar Brahimi, ministre des Affaires étrangères sous Chadli Bendjedid et ancien Secrétaire général adjoint de la Ligue arabe et de l'Organisation des Nations unies. LUIZ RAMPELOTTO / EUROPANEWSWIRE / AFP

Deux personnalités algériennes, l’une de l’opposition et l’autre proche du pouvoir en place, ont exprimé leur colère devant la fermeture des frontières algéro-marocaines. 

La fermeture des frontières algéro-marocaines suscite la désapprobation pas seulement des figures de l’opposition mais aussi des personnalités proches du pouvoir en place. L’ancien ministre des Affaires étrangères sous Chadli Bendjedid et diplomate chevronné, Lakhdar Brahimi, a qualifié cette  fermeture d’« inacceptable ». « Dommage, l’UMA est bloquée et cela ne sert pas les intérêts des peuples de la région. Je suis toujours convaincu que la situation qui prévaut au niveau de la frontière entre l’Algérie et le Maroc est inacceptable », a-t-il soutenu, dans un  entretien accordé, jeudi 8 mars, au site arabophone Algérie diplomatique.

A croire le diplomate au long cours, un ami proche du président Bouteflika qui l’a reçu à plusieurs reprises ces dernières années, celui-ci n’est pour rien dans l’état où se trouve actuellement les relations algéro-marocaines, la question de la fermeture des frontières notamment. « Je peux vous affirmer que le président Bouteflika, tel que je le connais, est un Maghrébin convaincu. Si cela ne tenait qu’à lui, il aurait déjà rouvert la frontière avec le Maroc, comme il aurait participé à la relance de l’Union maghrébine (UMA). Mais il a hérité de lourds dossiers concernant les relations entre les deux pays », a-t-il estimé, sans donner la moindre indication sur la partie qui bloque tout rapprochement entre les deux pays voisins, se contentant de faire allusion aux prédécesseurs de Bouteflika à la tête de l’Etat algérien. 

Reste à savoir, s’il s’agit là d’une position personnelle de Lakhdar Brahimi ou plutôt d’un ballon-sonde du pouvoir en place qui s’apprêterait à lâcher du lest sur la question.

Autre personnalité politique à dénoncer la fermeture de la frontière algéro-marocaine : le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, dont le parti vient de signer, avec trois autres formations  maghrébines, une déclaration en faveur de la construction d’un ensemble régional. 

Sans équivoque, il pointe du doigt le gouvernement algérien comme responsable de la fermeture des frontières algéro-marocaines non sans mettre en exergue un consensus en faveur de leur ouverture chez  la classe politique algérienne. 

« L’ouverture des frontières algéro-marocaines dépend en grande partie du gouvernement algérien », a-t-il soutenu dans un entretien accordé au site Tout sur l’Algérie (TSA). Et d’ajouter : « Un consensus pour leur réouverture existe chez les acteurs politiques algériens de l’opposition et même chez des diplomates algériens de renommée mondiale. Il suffit de lire les déclarations de Lakhdar Brahimi ou Halim Benatallah sur le sujet pour s’en rendre compte. Leurs ouvertures nécessitent évidemment des pourparlers entre les dirigeants des deux pays afin d’asseoir une coopération sur leur sécurisation contre le banditisme et les trafics qui se sont d’ailleurs amplifiés avec cette fermeture ».

Yacine Ouchikh

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