Culture.Aywa : une musique pleine de mélange et d'optimisme

Le groupe Aywa au festival Tissé Métisse à la Cité internationale des congrès à Nantes, le 15 novembre 2018.

Ils définissent leur musique comme étant du « New Maghreb sound », le groupe Aywa représente parfaitement le métissage musical réussi.

Joie et optimisme

« Avec ce nom d'Aywa, il y a vraiment ce truc de joie et d'optimisme. L'envie de s'exprimer, d'aller vers l'avant », explique Adil Smaali, chanteur du groupe Aywa. Né au Maroc, ce dernier réside en France depuis 15 ans. Il a commencé à jouer avec Damien Fadat (clavier et flûte traversière) de la musique arabo-andalouse en 2011.

Puis au fil des rencontres, cinq musiciens se sont retrouvés autour d'une même façon d'envisager la musique pour créer Aywa : « fusionner les chants du Maghreb avec de la musique un peu actuelle » selon Adil. Ainsi les chants du Maghreb, se mêlent aux influences rock, des guitaristes et bassistes notamment, mais aussi Raï ou Reggae.

Afrique

Après avoir participé au festival Arabesques (Montpellier) en septembre dernier, Aywa était présent ce week-end (15 novembre) au festival Tissé Métisse à la Cité internationale des congrès à Nantes. A cette occasion, le groupe ne cachait pas sa fierté de partager la scène avec les poids lourds de la musique africaine que sont Amadou et Mariam.

Une reconnaissance qu'ils avaient déjà obtenue dès leur premier concert en Afrique raconte Damien : « Nous avons fait une de nos premières scènes aux Journées musicales de Carthage (Tunisie). C'était la première fois pour nous, musiciens nés en France, pas pour Adil, qu'on allait jouer cette musique là, a priori qui n'est pas notre culture, en Afrique. Nous avons gagné cette compétition ».

Chacun une place

« La place de chacun, chacun doit se sentir impliqué et doit exister. Mais il y a un axe, Aywa » explique Adil. Sur les titres en arabe, c'est ce dernier qui écrit, en puisant dans tout ce qui construit sa personnalité : « J'ai grandi dans le Raï, ça veut dire l'opinion, la vie. Le Maroc, c'est riche, avec différentes ethnies, différentes spiritualités... Je suis marocain, ça fait quinze ans que je suis ici, j'ai un peu le cul entre deux chaises et il y a cette sorte de schizophrénie ».

Tous les musiciens, venant d'horizons divers, ont mélangé toutes leurs influences, tout en se recentrant sur l'Afrique pour leur premier album à venir. Les spectateurs ayant vu le concert demandent quand sortira l'album.

Aywa veut ne pas se précipiter : « On aime bien faire bien. Donc on travaille, on choisit les chansons, les finalise... Si ça doit sortir en septembre donc ce sera en septembre mais on prend le temps. Et en plus, on est indépendant donc on peut se le permettre ».

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