La chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi n’ira pas chanter au Pop-Kultur Festival de Berlin parce qu’il est sponsorisé par l’ambassade d’Israël

 La chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi n’ira pas chanter au Pop-Kultur Festival de Berlin parce qu’il est sponsorisé par l’ambassade d’Israël


C'est décidé : la chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi n'ira pas chanter au Festival Pop-Kultur de Berlin prévu du 23 au 25 août prochain. Pas parce qu'elle est malade mais parce qu'elle s'est rendue compte que le festival était sponsorisé par l'ambassade d'Israël.


Emel Mathlouthi n'a pas hésité une seconde à annuler sa participation. "Dès que je l'ai su, je me suis retirée de la programmation", a-t-elle annoncé sur sa page facebook ce mardi 15 août. 


La star tunisienne a ajouté que quand elle avait accepté de participer au Festival Pop-Kultur, la liste des sponsors n'était pas affichée. "Je remercie mes fans et tous les activistes qui ont attiré mon attention et je m'excuse auprès des fans que je devais rencontrer dans cette merveilleuse ville", a-t-elle indiqué.


"Comme la situation en Palestine se durcit, le moins que l'on puisse faire en tant qu'artiste, c'est de montrer notre sympathie et notre empathie envers ceux qui souffrent", a écrit la chanteuse pour justifier son choix de ne pas se rendre à Berlin.


Selon le site du Festival Pop-Kultur, Emel Mathlouthi n’est pas la seule à avoir finalement rejeté sa participation. C’est également le cas de Mohamed Abu Hajar du groupe Mazaj Rap Band, de l’égyptien Islam Chipsy mais aussi de Hello Psychaleppo.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.