Chiffre de la semaine : 1 360 quartiers prioritaires surendettés en France

Vue aérienne datée de juillet 1977 de la Cité des Courtilières et d’une partie du cimetière à Pantin. (Photo : AFP)
Les communes incluant des quartiers prioritaires de la politique de la ville s’endettent et ont une situation financière « moins favorable » que les autres. C’est le résultat d’une étude de l’association des maires Ville et banlieue et la banque des collectivités locales, publiée le 29 septembre.
En 2025, l’emprunt représente 33 % des dépenses réelles d’investissement pour les communes ayant des quartiers prioritaires contre 21 % pour les autres communes. Leur endettement est plus élevé : 70 % contre 58 %.
Autres chiffres : les communes avec quartiers prioritaires consacrent en moyenne 396 euros par habitant aux dépenses d’équipement, contre 464 euros pour les autres communes.
Elles perçoivent davantage de dotations de fonctionnement par habitant : 381 euros contre 258 euros.
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Pas les mêmes marges financières
Cette étude « tord le cou à deux poncifs tenaces de la politique de la ville qui seraient que les villes seraient mal gérées et que des milliards y seraient déversés », détaille l’étude, qui souligne que ces communes reçoivent davantage de dotations financières, « mais cela ne leur suffit pas à leur donner les mêmes marges financières que les autres ».
L’association Ville et banlieue souhaite notamment que dans le cadre du projet de loi de finances, 150 communes « les plus fragiles » soient « exclues » de l’effort de redressement des comptes publics.
Ces 1 360 quartiers prioritaires de la politique de la ville représentent les zones les plus déshéritées, que ce soit en banlieue ou dans des zones désindustrialisées, soit environ 5 millions d’habitants.
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