Champigny-Sur-Marne. Un Marocain de 80 ans, atteint d’Alzheimer, a disparu depuis deux semaines

 Champigny-Sur-Marne. Un Marocain de 80 ans, atteint d’Alzheimer, a disparu depuis deux semaines


 


Deux semaines. Deux semaines qu'il n'a plus donné signe de vie. "Les pompiers sont venus à son domicile vendredi dernier (NDLR: le 17 juillet), et mon père n'était toujours pas rentré", raconte inquiet Hicham, son fils. El Mekki Terrak, 80 ans, atteint de la maladie d'Alzheimer à "un stade peu avancé", vit seul dans son appartement de Champigny sur Marne (94).


 


Le jour de sa disparition, il portait un costume de couleur foncé et un béret sur la tête. "C'est la première fois qu'il disparaît de la sorte", explique Hicham. "Il est assez autonome malgré sa maladie et tout le monde le connaît dans le quartier. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer", continue-t-il.


La famille Terrak fait des pieds et des mains pour tenter de le retrouver. Des affiches ont été placardées dans toute la ville. "Nous sommes allés très vite au commissariat, mais aussi dans les endroits qu'il a l'habitude de fréquenter. Certaines personnes disent l'avoir vu mais pour l'instant nos recherches sont restées vaines", dit Hicham. 


Ce mercredi 22 juillet au soir, Hicham est parti à Asnières. Quelqu'un a aperçu son père dans cette ville des Hauts de Seine. Après une visite au commissariat et plus de deux heures à parcourir la ville, Hicham est rentré chez lui bredouille, mais pas résigné. "Nous allons redoubler nos efforts dès demain", promet le jeune homme. 


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.