Migration.SOS Méditerranée : mettre fin aux attentes en mer

Des rescapés sauvés par SOS Méditerranée avec son bateau l'Ocean Viking. Crédit photo : Julia Schaefermeyer / SOS MEDITERRANEE

Malgré la succession de discussions, la situation reste la même pour le débarquement des rescapés sauvés par SOS Méditerranée.

Lieu sûr

Trouver un lieu de débarquement sûr pour les rescapés sauvés par SOS Méditerranée avec son bateau l'Ocean Viking. Après avoir secouru 104 personnes à 50 milles des côtes libyennes le 18 octobre dernier, le navire de l'ONG est toujours en attente de la désignation d'un lieu sûr de débarquement, autre que Tripoli,qui ne peut être considéré comme un « lieu sûr » selon SOS Méditerranée.

C'est pourquoi SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF) exhortent les Etats européens à s'engager « à faciliter la désignation d'un port à l'Ocean Viking et à mettre enfin en place un mécanisme de débarquement prévisible et coordonné ».

Réunions

Depuis quelques mois les réunions se succèdent entre Etats de l'UE sans que de véritables changements soient constatés. Pourtant les dernières discussions suscitaient quelques espoirs selon SOS Méditerranée :

« En octobre [réunion du Luxembourg, ndlr], des indications prometteuses laissaient présager le démarrage d'un système de débarquement fondé sur le respect du droit international. En effet, peu de temps après cette réunion, l’Ocean Viking s'est vu offrir de débarquer 176 personnes à Tarente, en Italie, dans les 26 heures suivant le sauvetage ». 

Un espoir de courte durée, puisque l'Ocean Viking attend une nouvelle fois en mer, depuis 12 jours, pour débarquer les rescapés.

Vie des rescapés à bord de l'Ocean Viking de SOS MEDITERRANEE. Crédit photo : Julia Schaefermeyer / SOS MEDITERRANEE

Attente

« Cette attente prolongée et inutile en mer doit prendre fin » s'indigne Monsieur Fark, chef de mission de MSF. Pour SOS Méditerranée, pendant que les navires de sauvetage attendent un lieu de débarquement, ils ne sont pas en Méditerranée centrale pour pouvoir porter secours aux embarcations en danger.

Mettre en place un mécanisme précis et coordonné, la seule solution pour Louise Guillaumat, directrice adjointe des opérations de SOS Méditerranée : « Revenir à des solutions au cas par cas comme ces 16 derniers mois serait un pas en arrière. Les blocages inutiles ne prendront fin que si une coalition plus large d’Etats européens volontaires fait front pour soutenir sans plus tarder les pays de débarquement ».

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