Mort de Sefa à Élancourt : la famille conteste le non-lieu

’appel concernant la mort de Sefa, 16 ans, après une collision avec une voiture de police à Élancourt, doit être examiné par la cour d’appel de Versailles. © by DENIS CHARLET / AFP
Trois ans après la mort de Sefa, dans une collision entre sa moto et un véhicule de police à Élancourt, son oncle conteste ce jeudi le non-lieu rendu dans ce dossier.
« Même s’il est établi que ce sont les forces de l’ordre qui ont percuté Sefa (…), il n’existe pas d’élément permettant de démontrer l’existence d’une faute des policiers », ont estimé deux juges d’instruction dans leur ordonnance de non-lieu du 18 juin. Une conclusion impossible à admettre pour la famille de ce jeune de 16 ans.
Ce d’autant plus que, dans ce dossier, les policiers, conducteurs des voitures impliquées, n’ont jamais été mis en cause, ni sous le statut de mis en examen, ni sous celui de témoin assisté. Ils n’ont été entendus qu’une seule fois, lors de leur garde à vue le soir des faits. L’examen de l’appel est prévu jeudi devant la cour d’appel de Versailles.
État de mort cérébrale
Le 6 septembre 2023, Sefa circule en motocross dans Élancourt, une ville située dans le département des Yvelines. Il croise une première voiture de police et commet un refus d’obtempérer, selon les policiers, puis tente de distancer le véhicule.
Une deuxième voiture de police, informée de la présence dans le secteur de Sefa, intervient. Et une collision se produit entre ce véhicule et l’adolescent, en motocross et non casqué, selon l’ordonnance de non-lieu.
En état de mort cérébrale, Sefa décède cinq jours plus tard en Turquie, pays d’où sa famille est originaire et où il a été transféré.
Les avocats de la famille espèrent la réouverture de l’enquête. Le décès de l’adolescent est survenu un peu plus de deux mois après celui de Nahel Merzouk, tué par un policier à Nanterre.
