A Bordeaux, pas de rue Frantz Fanon

 A Bordeaux, pas de rue Frantz Fanon

Le maire de Bordeaux Alain Juppé refuse la proposition de nommer une ruelle d’un des nouveaux quartiers de la ville du nom de Frantz Fanon. MEHDI FEDOUACH / AFP


L'extrême droite a eu en partie gain de cause. Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a décidé de "surseoir" ce vendredi 8 février à la proposition de nommer une ruelle d'un des nouveaux quartiers de la ville du nom de Frantz Fanon, en raison d'une polémique sur les liens entre l'écrivain et la résistance algérienne durant la guerre d'indépendance.

 


"La dénomination des voies de notre commune doit être l'occasion de rendre hommage à des personnalités qui incarnent des valeurs partagées", a indiqué jeudi Alain Juppé dans un communiqué.


"Aujourd'hui, le choix du nom de Frantz Fanon suscite des incompréhensions, des polémiques, des oppositions que je peux comprendre. Dans un souci d'apaisement, j'ai donc décidé de surseoir à cette proposition", a-t-il écrit.


La commission municipale de dénomination des rues avait décidé d'attribuer le nom de Frantz Fanon à une sente du quartier de Ginko dans le nord de Bordeaux, choix qui avait été validé en décembre par le conseil municipal.


L'opposition municipale Rassemblement National ainsi que des internautes avaient critiqué le choix de nommer cette ruelle du nom de l'humaniste martiniquais, proche du Front de libération nationale (FLN) algérien qui a mené la guerre d'indépendance contre la France.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.