Une fête de l’Aïd « sans les traditionnels rassemblements »

 Une fête de l’Aïd « sans les traditionnels rassemblements »

La grande mosquée de Paris. BERTRAND GUAY / AFP

Malgré l’intervention du Conseil d’Etat pour lever l’interdiction générale de réunion dans les lieux de culte, les musulmans de France s’apprêtent à vivre une fête de l’Aïd particulière.

Irréaliste

 

Lundi (18 mai), le juge des référés du Conseil d’Etat ordonnait au gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et l’enjoignait à prendre des « mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires ».

 

Hier (19 mai), dans un communiqué, la Grande moquée de Paris réagissait : « Au regard des critères posés par le Conseil d’Etat, et au vu de la situation sanitaire encore très fragile, il est pour l’instant irréaliste d’évoquer l’idée de rassemblements pour la prière de l’Aïd El-Fitr, le 23 ou le 24 mai ».

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Recommandations

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. La fédération nationale de la Grande mosquée de Paris a donc émis des recommandations quant à l’ouverture prochaine des mosquées afin de respecter les mesures d’hygiène requises en cette période.

Les locaux devront être désinfectés avant la réouverture puis très régulièrement. Le port du masque sera obligatoire, des gels hydroalcooliques devront être disponibles à l’entrée. Les salles d’ablution seront fermées, les fidèles devraient être invités à faire leurs ablutions chez eux. Ces derniers devront également apporter leur propre tapis de prière.

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Contraintes

Des mesures d’hygiène très contraignantes mais indispensables en vue d’une prochaine réouverture des mosquées. Ayant commencé pendant le confinement, le Ramadan se terminera également dans des conditions particulières comme le précise la Grande mosquée de Paris : « Nous devons anticiper une fête de l’Aïd qui se déroulera sans les traditionnels rassemblements fraternels dans les mosquées ».

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Charly Celinain

Charly Celinain