6 000 places en plus pour la fin de la trêve hivernale

 6 000 places en plus pour la fin de la trêve hivernale

Photographie d’une chaussée sur laquelle figure le dessin d’une personne couchée à même le sol et portant l’inscription « un espace réservé aux sans-abris ». L’expression est réalisée dans le cadre d’une campagne de l’ONG française « Armée du Salut »


Les expulsions locatives vont reprendre lundi. C’est la fin de la trêve hivernale. Le gouvernement annonce la pérennisation de 6 000 places d’hébergement.


8 000 sans-abris et 1 500 migrants sont concernés, selon les chiffres des associations.


Chaque année, la rengaine est la même. A partir du 1er novembre, et jusqu’au 31 mars, les expulsions locatives sont interdites. Et chaque année, dès le lendemain, elles peuvent reprendre en toute impunité, et ce jusqu’au 31 octobre.


Chaque année également, les associations d’aide aux mal-logés tirent la sacro-sainte sonnette d’alarme, dénonçant « une crise humanitaire », causée par la « remise à la rue de milliers de personnes », dans les grandes villes telles que Paris, Lyon, Lille ou encore Marseille.


« Un effort sans précédent »


6 000 des 14 000 places ouvertes cet hiver pour héberger les sans-abris seront pérennisées. Annonce du ministre chargé du Logement, Julien Denormandie, qui a déclaré : « C'est un effort sans précédent. Jamais aucun gouvernement de gauche ni de droite n'a autant pérennisé. Nous continuons avec humilité et détermination à gérer l'urgence et l'après avec le plan Logement d'abord ».


Ce chiffre de 6 000 nouvelles places pérennes vient s’ajouter aux 5 000 déjà pérennisées en 2018. La France compte donc désormais 145 000 places ouvertes toute l'année pour les sans-abris. Mais il reste ce chiffre, à la fois le plus parlant et le plus dramatique : en 2018, 566 SDF sont morts dans la rue, ils étaient 511 en 2017.


Triste recensement tenu chaque année par le collectif Les morts de la rue.

 

Chloé Juhel