Syrie : la France fait de la lutte contre l’Etat islamique une « priorité absolue »

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, aux côtés du ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, Asaad Al-Shaibani (à gauche) au palais présidentiel de Tishreen, dans la capitale syrienne Damas, le 5 février 2026. (Photo de LOUAI BESHARA / AFP)
En visite officielle en Syrie, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a abordé avec son homologue la question de la lutte contre le terrorisme et le dossier kurde.
« Depuis dix ans, la France s’est battue, a combattu sans relâche et sans pitié, les terroristes de Daech en Irak comme en Syrie (…) Je suis venu réaffirmer cette priorité absolue de la France ici en Syrie », réaffirmait Jean-Noël Barrot, suite à sa rencontre avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, hier (5 janvier) à Damas.
Le chef de la diplomatie française est actuellement en visite officielle en Syrie. Il a notamment évoqué « l’importance que la Syrie poursuive son intégration à la Coalition » occidentale antijihadiste. Mais également « les acquis du partenariat anti-terroriste noué avec les Kurdes Syriens ».
Inquiétude au Nord-Est
Le Nord-Est de la Syrie, « épicentre de Daech » selon Jean-Noël Barrot, est de nouveau sous le contrôle des autorités syriennes. L’enjeu est désormais de maintenir la lutte contre le terrorisme dans cette région.
Les forces kurdes, en première ligne de la lutte antijihadiste, ont dû, sous la pression de Damas, évacuer de larges pans du Nord du pays où sont implantées les prisons jihadistes et les camps abritant leurs familles.
Cependant, les forces à majorité kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) intégreront progressivement l’Etat syrien, conformément à l’accord conclu le 29 janvier avec Damas.
Fin de la zone autonome kurde
Au cours de la guerre civile qui a déchiré la Syrie entre 2011 et 2024, les combattants kurdes avaient instauré une zone autonome au Nord et au Nord-Est du pays. Selon les termes de l’accord, « les forces relevant du ministère de l’Intérieur vont entrer dans le centre des villes de Hassaké et Qamichli », les bastions kurdes.
D’après les informations de RFI, l’accord prévoit des avancées pour la communauté kurde telles que « la reconnaissance des droits culturels, éducatifs kurdes, ainsi que le retour de l’ensemble des déplacés dans leurs régions d’origine ».
Jean-Noël Barrot se félicitait de la progression de l’accord du 29 janvier et a rappelé qu’il rencontrerait, en Irak, le chef des forces kurdes, Mazloum Abdi.
