Voyage. Le tourisme saharien retrouve des couleurs en Tunisie

Randonneuses françaises dans la région de Tataouine. Rached Cherif/LCDA

Hôtels complets, voitures de location en nombre sur les routes, prix en hausse : la saison touristique 2018/2019 s’annonce bonne dans le Sud tunisien. Une bonne nouvelle pour le secteur longtemps affecté par le contrecoup de la Révolution de 2011 et les attentats de 2015 notamment.

Raouf a le sourire. Son gîte affiche complet pour les derniers jours de l’année. Il est même obligé de renvoyer les clients vers l’hébergement associatif voisin dans le vieux village berbère de Douiret, dans la région désertique de Tataouine. Même son de cloche à Chenini. Un groupe hétéroclite de Français et d’Allemands côtoient les anciens du village dans le café situé à l’ombre de la célèbre mosquée blanche du ksar. Randonnées, découverte du mode de vie berbère, balades à dos de dromadaires ou tout simplement relaxation sous le doux soleil de décembre, les visiteurs ont le choix pour occuper leurs journées dans ce décor de carte postale. Mohamed, qui guide les randonneurs à travers la montagne sur les anciens chemins qui reliaient les ksour ne manque d’ailleurs jamais une occasion de rappeler que des scènes de Star Wars ou du Patient anglais ont été tournées dans les environs.

Depuis quelques années, les ksour – pluriel de ksar –, villages troglodytes du sud de la Tunisie ont la côte. L’offre d’hébergement dans des hôtels creusés à même la montagne s’est développée, mais reste encore modeste en comparaison des grands complexes de bord de mer. Dans le même temps, la demande croît régulièrement, à mesure que les touristes étrangers reprennent le chemin de l’intérieur du pays, longtemps associé à l’instabilité sociale et sécuritaire qui a suivi la Révolution.

Les Tunisiens sont également nombreux à opter pour des vacances dans leur pays. Avec un dinar ayant perdu 15% de sa valeur en un an et 25% en deux ans par rapport à l’euro, il devient de plus en plus cher de voyager à l’étranger. Nombreux sont ceux qui se rabattent sur des séjours locaux.

Plus habitués à cet afflux, les professionnels du grand sud se sont préparés de longue date. Pour pouvoir réveillonner au campement Zmela, situé au milieu des dunes à 20km de l’oasis de Ksar Ghilane, mais à des heures de piste de la première ville, il fallait mieux s’y prendre à l’avance. Plus une place de libre depuis près de deux mois. Ici, une centaine d’heureux élus vont commencer l’année 2019 sous un ciel constellé d’étoiles et son de la musique berbère. Le tout pour environ 90 € (boissons non comprises).

Rached Cherif

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