Le réalisateur Rachid Oujdi est mort

 Le réalisateur Rachid Oujdi est mort

Rachid Oujdi


Rachid Oujdi, réalisateur de 51 ans est mort ce dimanche 30 décembre à Saint-Malo. "Il ne s'est pas réveillé. Il est mort d'un infarctus", nous a informés un de ses proches.


Rachid Oujdi qui vivait du côté d'Aix-en-Provence s'était fait connaître du grand public en 2014 après la réalisation de "Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés", un documentaire qui donnait la parole et rendait hommage aux anciens travailleurs immigrés.


Avant de réaliser des documentaires, Rachid Oujdi avait travaillé dans le tourisme en France mais aussi à l'étranger. Il avait également fait 10 ans de radio, à Radio France et à RMC, où il animait des émissions.


Touche à tout, il était également programmateur pour des festivals. Il avait réalisé aussi un clip vidéo pour Mouss et Hakim, les chanteurs de Zebda.


Son dernier film "Moi, Magyd Cherfi – Portrait intimiste d'un chanteur devenu écrivain" avait été diffusé sur France 3 courant 2018.


Très proche de l'association SOS Méditerranée, il a adopté avec sa femme Sylvie deux jeunes migrants.

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.