Nakba : Le 15 mai 1948, 800 000 Palestiniens chassés de leur terre

 Nakba : Le 15 mai 1948, 800 000 Palestiniens chassés de leur terre

Palestine – Haïfa


Un bien triste anniversaire. Il y a 72 ans, le 15 mai 1948, en pleine guerre israélo-arabe et au lendemain de la proclamation de l’état d’Israël, les milices sionistes chassent 800 000 Palestiniens de leurs terres d’origine. Une catastrophe appelée « Nakba » par les Palestiniens.


Ce 15 mai 2020, à cause de la pandémie du Covid-19, les commémorations auront lieu uniquement sur les réseaux sociaux. 


La  Nakba, c'est aussi la destruction entre 1947 et 1949, de plus de 500 villages palestiniens, dont le plus connu est Deir Yassine, situé à l'ouest de Jérusalem. Ses 250 habitants furent massacrés par les forces d’occupation israélienne.


Longtemps, la « Nakba » est niée par les autorités israéliennes et les Israéliens eux-mêmes. Pour Israël, les Palestiniens se sont enfuis parce qu'ils ont répondu à l'appel au départ des pays arabes. 


Ce n'est que vers la fin des années 1970 que cette version est remise en cause par de "nouveaux historiens" israéliens, comme Benny Morris, Tom Segev ou Avi Shlaïm.


Trente ans après la création de l'Etat d'Israël, ils ont enfin accès aux archives et ne trouvent aucun appel provenant des pays arabes. 


Le 11 décembre 1948, les Nations unies votent une résolution, la 194, qui affirme "qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et  de vivre en paix avec leurs voisins et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers".


Le 11 mai 1949, le gouvernement israélien endosse cette résolution lors de la conférence de Lausanne. Le lendemain, Israël est admis comme membre des Nations unies. Pourtant, 72 ans après la « Nakba », la résolution n'a jamais été respectée.


En 2007, Ehud Olmert, alors Premier ministre, a affirmé qu’Israël n’acceptera jamais le retour des réfugiés palestiniens. 


 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.