Le témoignage émouvant d’Elsa Lefort, épouse de Salah Hamouri, emprisonné en Israël

 Le témoignage émouvant d’Elsa Lefort, épouse de Salah Hamouri, emprisonné en Israël

Crédit photo : Elsa Lefort / Facebook

« Il y a 4 ans, tu « fêtais » déjà ton anniversaire dans une sinistre prison de l’occupant. Aujourd’hui, alors que tu es une nouvelle fois arbitrairement incarcéré, elles sont toujours d’actualité, pour toi, comme pour les 4 450 prisonnier·es politiques palestinien·nes », ainsi commence Elsa Lefort, épouse de Salah Hamouri, 37 ans aujourd’hui, avocat franco-palestinien, incarcéré depuis début mars en Israël.

 

Cette Française, mère de deux enfants, vit en région parisienne. Elle est séparée de son mari depuis que les autorités israéliennes l’ont expulsée d’Israël en 2016.

« Ils peuvent enfermer des hommes, des femmes et des enfants, ils n’enfermeront jamais vos rêves de liberté, de justice et d’indépendance. On n’arrête pas un esprit libre avec les barreaux d’une cellule », continue émue Elsa Lefort.

Depuis vingt ans, les autorités israéliennes tentent de détruire son mari. Salah Hamouri, français par sa mère, palestinien par son père, est né le 25 avril 1985 à Jérusalem, où il a passé toute sa vie. Il risque aujourd’hui d’être expulsé de sa terre natale. Salah Hamouri a été une première fois jeté en prison à l’âge de 19 ans, alors qu’il n’était qu’étudiant, pour son opposition à l’occupation israélienne en Palestine, puis de nouveau entre 2005 et 2011 (voir nos éditions).

Après sa sortie de prison fin 2011, Salah Hamouri est placé plusieurs fois arbitrairement en détention administrative par les autorités israéliennes, puis relâché, sans jamais qu’aucun procès n’ait lieu.

 « Nous célèbrerons comme il se doit tes prochains anniversaires en liberté. Le présent est fait de lutte, l’avenir nous appartient », conclut optimiste Elsa Lefort.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.