Hommage à El Hacen Diarra, mort en garde à vue à Paris

Un millier de personnes se sont rassemblées dimanche après la mort de ce Mauritanien de 35 ans dans un commissariat parisien.
Une minute de silence a été observée hier, au pied du foyer de travailleurs migrants où il résidait, et devant lequel il a été interpellé, près du cimetière du Père-Lachaise (20e arrondissement).
El Hacen Diarra résidait depuis plusieurs années dans ce foyer. Il était un Soninké, originaire de Baydam, proche de la frontière avec le Mali et du Sénégal. Plusieurs élus de gauche étaient présents, dont la candidate LFI à la mairie de Paris.
Sofia Chikirou a appelé au « combat politique contre le racisme, les discriminations, pour la vérité et la justice ».
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Désignation d’un juge d’instruction
Le parquet a ouvert une enquête pour « recherche des causes de la mort ». Mais la famille, elle, dénonce des violences policières, vidéo à l’appui.
Son avocat, Maître Yassine Bouzrou, a déposé plainte pour « violences volontaires ayant entraîné la mort », exigeant la désignation d’un juge d’instruction.
Sur une vidéo diffusée par les proches, on distingue deux policiers, dont l’un, à genoux, donne deux coups de poing en direction d’un homme plaqué au sol, avant l’arrivée de leurs collègues en voiture, une minute plus tard.
Un appel à témoignages a été lancé par les proches. Maître Bouzrou a annoncé avoir déposé plainte « face à l’absence de saisine d’un juge d’instruction par la procureure de la République, alors que les circonstances de ce drame sont marquées par des preuves accablantes ».
