Chiffre de la semaine : près de 112 000 signatures pour une enquête publique après la mort de Jason Arday

Des personnes déposent des fleurs lors d’une veillée en hommage au professeur de Cambridge Jason Arday, à Trafalgar Square, à Londres, le 17 août 2026. © CARLOS JASSO / AFP
Près de 112 000 personnes ont signé une pétition demandant au Premier ministre britannique Keir Starmer d’ouvrir une enquête publique sur le harcèlement médiatique présumé ayant visé Jason Arday, professeur à Cambridge retrouvé mort le 14 août.

En bref
- Près de 112 000 personnes ont signé la pétition.
- Elle demande une enquête publique après la mort de Jason Arday.
- Le texte de la pétition évoque un harcèlement médiatique présumé.
- Jason Arday avait démissionné de l’Université de Cambridge et du Jesus College.
- Son décès relance le débat sur la diversité dans les universités britanniques.
Ce professeur à l’Université de Cambridge a été retrouvé mort le vendredi 14 août à son domicile londonien, neuf jours après avoir démissionné.
La police a écarté tout motif suspect, sans évoquer ouvertement la piste du suicide.
A l’origine de la pétition : il y a le groupe Good Law Project qui a soutenu Jason Arday depuis qu’il avait démissionné, début d’août, de l’université et de son poste de membre du Jesus College.
Ces deux établissements avaient ouvert des enquêtes sur la base d’allégations de plagiat.
Good Law Project dénonçait le « harcèlement ininterrompu subi par cet homme autiste ».
A ce scandale de plagiat pour sa thèse obtenue en 2015, se sont greffées des soupçons de mensonges concernant son parcours personnel.
Jason Arday affirmait avoir couru 30 marathons en 35 jours, ou n’aurait pas parlé avant ses 11 ans.
Plusieurs commentateurs conservateurs britanniques et américains ont immédiatement mis en cause les politiques dites d’Egalité, Diversité et Inclusion, qui favoriseraient les candidats issus de minorités au détriment de candidats blancs.
Selon eux, le défunt professeur avait indûment bénéficié de ces politiques.
Jason Arday était le plus jeune enseignant noir à avoir été nommé professeur à l’Université de Cambridge. Son décès a relancé le débat sur le manque de diversité dans les universités britanniques, où les enseignants noirs restent ultra-minoritaires.
Fin 2024, le Royaume-Uni comptait 270 professeurs universitaires noirs, soit environ 1% des enseignants-chercheurs titulaires du pays.
Jason Arday consacrait précisément ses recherches aux moyens de lever les obstacles auxquels se heurtent les universitaires issus des minorités ethniques.
Vos questions sur la pétition après la mort de Jason Arday
Pourquoi une pétition demande-t-elle une enquête publique ?
La pétition demande au Premier ministre britannique Keir Starmer d’ouvrir une enquête publique sur le harcèlement médiatique présumé ayant visé Jason Arday.
Combien de personnes ont signé la pétition ?
Près de 112 000 personnes ont signé la pétition en ligne.
Qui est à l’origine de la pétition ?
Le Good Law Project est à l’origine de la pétition et avait soutenu Jason Arday après sa démission de l’Université de Cambridge et du Jesus College.
Qui était Jason Arday ?
Jason Arday était professeur à l’Université de Cambridge et consacrait ses recherches aux obstacles auxquels se heurtent les universitaires issus des minorités ethniques.
Pourquoi son décès relance-t-il le débat sur la diversité ?
Son décès a relancé le débat sur le manque de diversité dans les universités britanniques, où les enseignants noirs restent ultra-minoritaires.
Combien de professeurs noirs enseignent dans les universités britanniques ?
Fin 2024, le Royaume‑Uni comptait environ 270 professeurs universitaires noirs, soit 1 % des enseignants‑chercheurs titulaires du pays.
