Discrimination : SOS Racisme dépose huit plaintes contre des plages privées et des boîtes de nuit

SOS Racisme annonce huit plaintes pour discriminations dans des établissements du sud de la France. © Thomas SAMSON / AFP
Suite à une campagne de testing dans le sud, SOS Racisme annonce porter plainte contre plusieurs plages privées et établissements.
En bref
- Huit plaintes déposées par SOS Racisme après une campagne de testing.
- Établissements visés : plages privées et boîtes de nuit du sud.
- Discriminations fondées sur l’origine ou la couleur de peau.
- Testings menés les 24, 25 et 26 juillet 2026 à Nice, Marseille et Montpellier.
- L’association déplore le faible nombre de condamnations pour discrimination.
Tarifs différenciés à l’entrée d’une boîte de nuit, accueil variant selon la couleur de la peau : des pratiques illégales qui restent d’actualité dans certains établissements de loisirs du sud de la France.
Suite à la publication de sa campagne nationale de testings consacrée aux « discriminations dans l’accès aux plages privées et aux établissements de nuit », SOS Racisme annonçait, lundi 17 août, avoir déposé huit plaintes auprès des procureurs de la République de Nice, Montpellier et Marseille.
Selon l’association, « ces plaintes concernent des faits de discrimination fondée sur l’origine réelle ou supposée et/ou la couleur de peau ».
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Testings
La campagne de testings avait été organisée les 24, 25 et 26 juillet 2026.
Concrètement, lors du testing, trois groupes de trois hommes et femmes se présentaient à tour de rôle dans les établissements ciblés. Un premier groupe de personnes « perçues comme arabes », un second de personnes « perçues comme noires » et un dernier de personnes « perçues comme blanches ». Les résultats sont sans appel.
Dans un établissement de nuit marseillais, les groupes perçus comme noir et arabe se sont vus refuser l’accès, alors que le groupe perçu comme blanc était admis peu après.
Dans un des établissements niçois épinglés, il a été annoncé au groupe perçu comme noir que l’entrée était conditionnée à la réservation d’une bouteille à 200 euros, alors que, quelques minutes plus tard, le groupe perçu comme blanc a été admis en s’acquittant d’un droit d’entrée habituel à 15 euros.
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Peu de sanctions
Dans son communiqué annonçant le dépôt des plaintes, SOS Racisme déplore que « plusieurs plaintes fondées sur des opérations de testing pourtant étayées par des vidéos, des témoignages concordants et d’autres éléments matériels ont, ces dernières années, fait l’objet de classements sans suite ».
D’ailleurs, l’association s’appuie sur le rapport 2025 sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui rappelle « qu’il n’y a eu que huit condamnations pour discrimination en 2024, cinq en 2023, moins de cinq en 2022, six en 2021 et aucune en 2020 ».
SOS Racisme espère désormais « une réponse judiciaire à la hauteur » de la gravité des faits exposés.
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