Attaque au sabre d’un camp de migrants : 7 ans de prison

Le Tribunal de Paris, aux Batignolles, dans le 17e arrondissement. ©Thomas SAMSON / AFP
Un retraité a été reconnu coupable hier par le tribunal correctionnel de Paris de violences à caractère raciste. Ce récidiviste doit comparaître aux Assises dans une autre affaire.
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Son attaque au sein d’un camp de migrants situé dans le parc de Bercy (12e arrondissement) avait fait deux blessés.
« Je voulais les terroriser, qu’ils partent de là », a déclaré à l’audience ce cheminot retraité de 73 ans.
Le tribunal l’a donc condamné à 7 ans de prison et à des peines complémentaires de cinq ans d’interdiction de port d’une arme et cinq ans d’inéligibilité.
Cet homme est également impliqué dans plusieurs autres affaires judiciaires.
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« Haine pathologique » des étrangers
L’attaque au sabre s’est produite la veille de la convocation de cet ex-conducteur de TGV au tribunal de Bobigny pour l’agression au couteau de trois intrus surpris chez lui. Agression qui lui a valu trois ans de prison.
Du 23 février au 8 mars prochains, il sera jugé, encore dans une autre affaire, et cette fois aux assises de Paris pour le meurtre de trois Kurdes à Paris en décembre 2022. C’est ce qu’on a appelé « la tuerie de la rue d’Enghien ».
Il sera ainsi jugé pour assassinats et tentatives d’assassinats commis en raison de l’origine, de l’ethnie ou de la religion des victimes.
L’homme a reconnu avoir ouvert le feu, le 23 décembre 2022, devant un centre culturel kurde rue d’Enghien, dans le 10e arrondissement, « un repaire » du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), selon lui, faisant trois morts et trois blessés.
Il a expliqué son geste par sa « haine pathologique » des étrangers.
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