Législatives au Maroc : plus de 3 000 observateurs mobilisés

Élections législatives au Maroc, prévues le 23 septembre 2026.
Les Marocains votent, mercredi 23 septembre, pour élire les membres de la Chambre des Représentants, une étape législative cruciale pour renouveler la composition de la première Chambre (395 sièges) et définir la nouvelle carte politique qui permettra l’émergence de la future majorité gouvernementale.
En bref
- Les Marocains éliront les membres de la Chambre des Représentants le 23 septembre 2026.
- 3 006 observateurs nationaux ont été accrédités pour suivre le scrutin.
- Environ 200 observateurs issus d’organisations internationales, régionales et diplomatiques sont également attendus.
- 15,8 millions d’électeurs sont inscrits sur les listes électorales.
- 1 850 listes regroupant 7 288 candidatures ont été déposées.
Les législatives du 23 septembre seront observées par plusieurs organisations non gouvernementales ainsi que par des institutions nationales et internationales, afin de contribuer à garantir la transparence et l’intégrité de l’opération électorale.
La commission spéciale d’accréditation des observateurs des élections a ainsi accordé son agrément à 3 006 observateurs et observatrices, représentant 26 associations non gouvernementales et une institution nationale (dont 783 observateurs du Conseil national des droits de l’Homme et 2 023 issus d’associations de la société civile marocaine).
3 006 observateurs accrédités pour les législatives
Ces observateurs et observatrices seront déployés dans les douze régions du Royaume, outre 30 instances et organisations internationales, régionales et diplomatiques, qui seront représentées par près de 200 observateurs et observatrices issus des différentes régions du monde.
En chiffres, le nombre des inscrits sur les listes électorales générales, arrêtées au 10 juillet 2026 à l’issue de la révision exceptionnelle, s’élève à 15 801 162 électeurs. Selon les statistiques publiées sur le site électronique « www.listeselectorales.ma« , le corps électoral national se compose de 54% d’hommes et de 46% de femmes.
Par ailleurs, 1 850 listes de candidatures ont été déposées à l’échelle nationale, couvrant l’ensemble des circonscriptions locales et régionales, selon les données du ministère de l’Intérieur recueillies au terme de la période de dépôt des déclarations de candidatures. Ces listes regroupent 7.288 candidatures, soit une moyenne nationale de plus de 18 candidats pour chacun des sièges de la Chambre des Représentants.
De nouvelles dispositions criminalisent également l’utilisation des réseaux sociaux
Dans la perspective de garantir la réussite de ce rendez-vous électoral et d’assurer son déroulement dans un climat d’égalité des chances, un arsenal de textes juridiques et de mesures procédurales a été mis en place aux fins de garantir la moralisation de l’opération électorale pour en faire un vecteur de consolidation de l’exercice démocratique.
En effet, le dispositif électoral relatif aux Législatives du 23 septembre comporte ainsi de nouvelles dispositions visant à moraliser les opérations électorales et à renforcer leur transparence, avec pour ambition de réhabiliter le rôle de l’acteur politique et de rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions élues.
Ce dispositif prévoit notamment un durcissement des sanctions liées aux infractions électorales en ce sens que 28 articles sur 32 ont été amendés, avec un alourdissement des peines privatives de liberté et des amendes, alors que certains délits ont été requalifiés en crimes au regard de leur gravité.
Les candidatures sont aussi interdites aux personnes poursuivies en état de flagrant délit pour des infractions portant atteinte à la probité et aux bonnes mœurs ou à la crédibilité du processus électoral. De même, les personnes condamnées en première instance pour des crimes, ainsi que celles condamnées en appel, perdent leur éligibilité.
Les nouvelles dispositions criminalisent également l’utilisation des réseaux sociaux, des outils de l’intelligence artificielle et des plateformes électroniques dans la commission d’infractions électorales, notamment par la diffusion et la propagation de « deepfake », de « fake news » ou encore le montage d’images ou de propos dans le but de diffamer des candidats ou de porter atteinte à la vie privée des électeurs. Elles prévoient, en outre, la suppression des peines alternatives applicables aux délits électoraux relatifs aux élections de la Chambre des Représentants.
Les yeux seront donc rivés sur l’issue de ce scrutin législatif et les résultats des urnes qui devraient dessiner les contours de la composition de l’institution législative et du prochain gouvernement, appelé à traduire les engagements électoraux en politiques publiques concrètes, capables d’accompagner les grands chantiers et d’instaurer une gouvernance axée sur le développement.
Vos questions sur les législatives marocaines du 23 septembre
Combien d’observateurs suivront les élections ?
3 006 observateurs nationaux ont été accrédités, auxquels s’ajouteront environ 200 observateurs issus d’organisations et d’instances internationales, régionales et diplomatiques.
Combien de Marocains sont inscrits sur les listes électorales ?
15 801 162 électeurs sont inscrits sur les listes électorales générales arrêtées au 10 juillet 2026. Les hommes représentent 54 % du corps électoral et les femmes 46 %.
Combien de candidatures ont été déposées ?
1 850 listes regroupant 7 288 candidatures ont été déposées à l’échelle nationale, soit une moyenne de plus de 18 candidatures par siège.
Quelles nouvelles règles concernent les infractions électorales ?
Le dispositif prévoit notamment un renforcement des sanctions et la prise en compte de l’utilisation des outils numériques dans certaines infractions électorales. Le ministre de l’Intérieur avait indiqué que 28 des 32 articles comportant des sanctions avaient été modifiés.
