7 octobre 2023 : un cessez-le-feu inachevé, une paix éloignée

 7 octobre 2023 : un cessez-le-feu inachevé, une paix éloignée

Des Palestiniens se rassemblent pour une procession funéraire collective dans le quartier d’al-Yarmouk, à Gaza, le 1er octobre 2026, après la récupération de 105 corps sous les décombres de l’immeuble résidentiel al-Taj, détruit par des frappes israéliennes. © Omar AL-QATTAA / AFP

Trois ans après l’attaque du 7 octobre 2023 contre les civils israéliens et la réplique de Tsahal, la guerre se poursuit à faible intensité. Le chef de l’ONU réclame un cessez-le-feu enfin respecté.

En bref

  • Trois ans après le 7 octobre 2023, le cessez-le-feu conclu en octobre 2025 reste incomplet.
  • Antonio Guterres appelle à rendre le cessez-le-feu permanent et à permettre l’acheminement de l’aide humanitaire à grande échelle.
  • Au moins 1 358 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon l’OCHA.
  • La deuxième phase du plan prévoit notamment le désarmement du Hamas, le retrait progressif des forces israéliennes et la reconstruction de Gaza.
  • L’ONU continue de défendre une perspective de paix permettant aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre côte à côte dans la paix et la sécurité.

« Il est temps que le cessez-le-feu devienne permanent. Il est temps de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire à grande échelle. Et il est temps de respecter le droit international » martelait, ce matin, Antonio Guterres, dans un message sur X (6 octobre).

Pourtant, le 10 octobre 2025, un accord de cessez-le-feu était conclu, sous l’impulsion du président américain, Donald Trump. Un accord qui a permis de mettre fin aux combats les plus intenses et de libérer les derniers otages israéliens.

Le président américain promettait alors qu’il s’agissait d’une première étape vers « une paix solide, durable et éternelle ». Emmanuel Macron, lui, saluait « le début d’un processus politique fondé sur la solution à deux États ». Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, se félicitait de l’accord.

Près d’un an plus tard, le constat est accablant.

Un cessez-le-feu encore insuffisant

« Le cessez-le-feu de l’année dernière a apporté un certain soulagement. Mais il n’a pas encore permis d’assurer la sécurité, une aide humanitaire suffisante ni une voie crédible vers le relèvement et la paix » déplorait le secrétaire général de l’ONU.

Pourtant, selon ce qui était prévu dans la deuxième phase du plan américain, l’organisation du désarmement du Hamas devait être suivie du retrait progressif des forces israéliennes, d’une nouvelle gouvernance palestinienne et de la reconstruction de Gaza.

Or, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, au moins 1 358 Palestiniens ont été tués dans l’enclave par des frappes israéliennes, selon l’ONU. Et ce, sans que la phase deux n’ait été complétée.

Une paix toujours éloignée

Demain aura lieu la commémoration de l’attaque du 7 octobre 2023. À cette occasion, Antonio Guterres a tenu à rendre hommage aux victimes israéliennes de cette offensive mais également aux victimes palestiniennes tombées suite à la réplique de l’armée israélienne.

Le 7 octobre 2023, plus de 1 200 Israéliens et ressortissants étrangers ont été tués et 251 personnes prises en otage, par les commandos palestiniens. La réplique de Tsahal a causé 74 000 morts dans la bande de Gaza, selon le ministère de la santé du territoire.

Dans son message sur X, le secrétaire général de l’ONU a une nouvelle fois insisté sur l’objectif des Nations Unies : « un avenir où Israéliens et Palestiniens pourront vivre côte à côte dans la paix et la sécurité, leurs droits, leur dignité et leurs aspirations étant respectés ».

 

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Charly Célinain

Charly Celinain est journaliste pour la rédaction web du Courrier de l’Atlas. Il participe à la production d’articles et réalise des vidéos d’actualité et de décryptage pour le site et les réseaux sociaux du média.