Festival international maghrébin du film : Oujda mise sur la relève

 Festival international maghrébin du film : Oujda mise sur la relève

Nadia Kounda, lauréate du prix de la meilleure interprétation féminine pour Frères de lait de Kenza Tazi, lors de la 14e édition du Festival international maghrébin du film d’Oujda, en 2025.

Du 16 au 21 octobre, Oujda accueille la 15e édition du Festival international maghrébin du film. Au-delà de la compétition, le rendez-vous veut renforcer son rôle de passerelle entre cinéastes, professionnels et jeunes talents.

En bref

  • 16-21 octobre 2026 : six jours de cinéma à Oujda.
  • Deux compétitions : longs et courts métrages.
  • Deux jurys internationaux, présidés par Nour-Eddine Lakhmari et Adil El Fadili.
  • Projections, hommages, rencontres et ateliers complètent le programme.
  • La formation et les industries culturelles et numériques occupent une place importante.

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Oujda veut faire émerger une nouvelle génération

Pour sa 15e édition, le Festival international maghrébin du film veut aller au-delà de la simple projection de films. Organisé par l’association Ciné-Maghreb, le rendez-vous mise cette année sur la transmission et l’accompagnement des jeunes talents.

Des activités et des ateliers consacrés au cinéma, à l’audiovisuel et aux industries culturelles et numériques viendront compléter les compétitions. L’objectif est de rapprocher les jeunes créateurs des professionnels et de mieux les familiariser avec les métiers du secteur.

Cette orientation s’inscrit dans une volonté plus large. L’association annonce de nouveaux partenariats avec des institutions, des associations et des acteurs culturels et professionnels. L’enjeu : faire de la formation un travail de fond, et pas seulement une activité concentrée sur les six jours du festival.

Avec l’actrice tunisienne Sana Youssef parmi ses membres, le jury de la compétition des longs métrages affirme l’ouverture du festival sur son environnement maghrébin.

Des jurys aux horizons multiples

La compétition officielle se divise en deux sections : longs métrages et courts métrages.

Le jury des longs métrages sera présidé par le réalisateur et scénariste marocain Nour-Eddine Lakhmari. À ses côtés : Amélie Mbaye, artiste et professionnelle sénégalaise, l’actrice tunisienne Sana Youssef, l’actrice, réalisatrice et scénariste Mi Kwan Lock, d’origine chinoise et ayant grandi à Madagascar, ainsi que l’acteur français Stan Thiébaut.

Pour les courts métrages, le réalisateur marocain Adil El Fadili présidera le jury. Il sera entouré de l’actrice congolaise Diane Uwamahoro et de l’actrice, scénariste et réalisatrice italienne Valentina Carnelutti.

Cette composition donne au festival une dimension résolument internationale. Le Maroc y dialogue avec la Tunisie, le Sénégal, la France, l’Italie, le Congo et Madagascar.

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Le Maghreb comme point de départ

Le mot « maghrébin » reste au cœur de l’identité du festival. Mais Oujda entend regarder au-delà de ses frontières.

Depuis sa création en 2012, le rendez-vous s’est construit comme un espace de rencontre entre cinéastes, professionnels et public. Cette 15e édition veut accentuer cette dimension en ouvrant davantage le festival aux échanges avec les milieux culturels et professionnels.

Le choix d’Oujda n’est donc pas anodin. À l’est du Maroc, la ville affirme progressivement sa place dans la carte culturelle nationale. Le festival contribue à faire circuler les œuvres, les idées et les professionnels dans une région moins centrale dans l’industrie cinématographique marocaine.

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 « Quand le monde s’assombrit, le cinéma s’éclaire »

Le thème de cette 15e édition résume cette ambition : « Quand le monde s’assombrit, le cinéma s’éclaire ».

Une formule qui place le cinéma du côté du regard et du dialogue. Dans un contexte international marqué par les crises et les tensions, le festival défend également la capacité du septième art à rapprocher les publics.

À Oujda, les écrans s’allumeront donc du 16 au 21 octobre. Six jours durant, la ville vivra au rythme des films, des réalisateurs et des acteurs venus défendre des histoires, des regards et des façons différentes de raconter le monde.

 

À Oujda, le cinéma maghrébin élargit son cercle : cinéastes et professionnels venus de plusieurs horizons se retrouvent autour du festival.
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Hella Habib

Journaliste culturelle et politique, a dirigé le magazine Maison & Jasmin, consacré à l’architecture et à l’art, avant d’occuper des fonctions de rédaction en chef au sein du quotidien La Presse de Tunisie. Journaliste au Courrier de l’Atlas.