A la Cour nationale du droit d’asile, la CGT dénonce des propos racistes

Illustration – (Photo : LOIC VENANCE / AFP)
Le syndicat révèle, dans un rapport, la tenue de paroles racistes, homophobes, sexistes et méprisantes lors d’audiences, émanant pour certaines de juges.
La CNDA est la juridiction qui statue sur les recours formés par des demandeurs d’asile contre les décisions de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, agence française chargée d’attribuer le statut de réfugié.
Le rapport de la CGT a mis en lumière « des situations d’incompétence et de graves manquements aux obligations d’impartialité et de neutralité qui s’imposent aux juges ».
78% des répondants à ce questionnaire ont dit avoir déjà été témoin de propos de nature discriminatoire ou de nature à créer un doute sérieux sur l’impartialité de la formation de jugement.
Parcours de vie traumatiques
Parmi les propos rapportés: « J’espère qu’il ne va pas nous poser une bombe », « Les Africains c’est des sauvages », « Qui voudrait la violer ? Elle est aussi vieille qu’un parchemin » ou encore « Les pédés, au moins, ils ne se reproduisent pas ».
Certains ont tendance à s’adresser de façon « méprisante, infantilisante, moqueuse ou encore agressive » aux requérants lors de l’audience alors que les demandes d’asile sont « fondées sur des parcours de vie nécessairement traumatiques », pointe le rapport qui recommande notamment de créer une charte déontologique et de proposer « un parcours certifiant pour les non-magistrats » sur le droit d’asile, la géopolitique, l’accueil des récits de souffrance.
