Le Montpellier Méditerranée Futsal restera en D1 la saison prochaine

 Le Montpellier Méditerranée Futsal restera en D1 la saison prochaine


Réuni en audience ce mercredi 9 août, le tribunal administratif du sport (TAS) a tranché. La saison prochaine (2017-2018), le Montpellier Méditerranée Futsal (MMF) restera bien en D1. « C’est une excellente nouvelle. Nous avions un excellent dossier. Nos avocats ont bien travaillé », s’enthousiasme Hamza Aarab, le  président du club, qui va pouvoir enfin souffler. 


Tout commence le 2 mai dernier quand, alertée (il s’agit en fait de dénonciation) par deux autres clubs de D1, la fédération française de football (FFF) décide de rétrograder en deuxième division le MMF. La FFF lui reproche d’avoir recruté trois joueurs portugais sans avoir au préalable demandé, comme l’exige le règlement, un certificat international de transfert (CIT).

« Il n’y a que des bénévoles dans notre club, nous faisons ce que nous pouvons », s’était excusé dans nos colonnes Hamza Aarab, ajoutant que cette « erreur administrative ne change rien au statut des joueurs ». « Nous n’avions aucun intérêt à agir frauduleusement », explique-t-il. 

Effectivement, deux de ces joueurs ne jouaient plus depuis trois et cinq ans, le troisième était licencié d’un club portugais qui a cessé son activité au début de la saison écoulée, comme l’avait souligné une commission d’appel.


 


Peu importe les explications : la F.F.F était restée sur ses positions.  

En plus de la rétrogradation en D2, la FFF avait procédé à l’annulation des licences des trois joueurs portugais. Elle avait également ordonné la suspension du président du club, pendant un an avec six mois de sursis. Pour la FFF, « en faisant évoluer des joueurs titulaires d’une licence irrégulière lors de 13 des 20 matches du Championnat, le MMF a rompu l’équité sportive et faussé le Championnat ».


Des sanctions très lourdes, perçues chez les responsables du club comme de l’acharnement. Sous couvert d’anonymat, l’un d’entre eux nous avait confié que certains à la FFF voyaient sous un mauvais œil l’ascension de ce petit club né il y a 20 ans (1998) dans le quartier du Petit Bard à Montpellier, qui avait atteint cette saison l’élite, finissant même à une belle troisième place du championnat. 


Entre temps, le MMF, bien décidé à se battre jusqu’au bout, avait saisi le comité olympique français  (CNOSF). En procédure de conciliation, le 29 juin 2017, le CNOSF avait donné en partie raison à la F.F.F, retenant « la responsabilité disciplinaire du club ». Néanmoins, elle avait jugé la décision de rétrograder le M.M.F « excessive au regard de la gravité de la faute et de ses conséquences ». 


Le tribunal administratif du sport a donc suivi en partie les recommandations du CNOSF et décidé le maintien du Montpellier Méditerranée Futsal en D1 la saison prochaine. « Notre rétrogradation en D2 nous avait déjà fait perdre quatre de nos joueurs. Notre maintien en D1 devrait nous aider à en récupérer d’autres », confie optimiste Hamza Aarab.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.