Un non voyant qui venait de se raser la barbe a été dénoncé par sa voisine pour radicalisation

 Un non voyant qui venait de se raser la barbe a été dénoncé par sa voisine pour radicalisation

Daoud un non voyant dénoncé par sa voisine pour radicalisation


 


Plus rien ne nous étonne et on se demande vraiment comment tout ceci va finir. La voisine de Daoud, comme beaucoup de citoyens français, est atteinte de psychose aiguë. Parce qu’elle a vu Daoud se raser la barbe, pour elle un signe évident de radicalisation, elle a décidé de dénoncer son voisin à la police.


 


 


 


Les flics, qui ne prennent plus aucun risque depuis les attentats du 13 novembre, ont débarqué chez Daoud dans la nuit du lundi 16 novembre. Perquisition, garde à vue, brimades et assignation à résidence, Daoud, un non voyant de 21 ans a vécu l’Enfer.


Et depuis, les choses ne s’arrangent pas pour lui : il doit désormais pointer trois fois par jour au commissariat.


Le poste de police d’Avignon se trouvant assez loin de son domicile, il n’a pas de voiture, ne dispose pas d’accompagnateur, il doit donc se débrouiller tout seul pour se rendre sur place. Un appel a été lancé sur les réseaux sociaux pour lui venir en aide.


 


Nadir Dendoune 


 
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.