Joëlle Dambo, crêpière bretonne, porte plainte pour racisme

Joëlle Dambo et la confrérie Piperia la galette. © Joëlle Dambo
Elle subit ce cyberharcèlement depuis plus d’un an. Et cela s’est intensifié après qu’elle a remporté un concours télévisé. Elle a décidé de saisir la justice.
Une seconde plainte a été déposée le 13 octobre, « pour harcèlement public en ligne, provocation à la haine et injure à raison de l’appartenance à une ethnie ». Elle dénonce « une forme d’inertie de la part des institutions » alors qu’elle a déposé une première plainte le 9 juillet. Plainte qui a permis l’ouverture d’une enquête mais dont la restauratrice n’a obtenu aucune information depuis.
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Monopole de l’homme blanc sur la galette
Elle est la propriétaire d’une crêperie à Gomené, dans les Côtes-d’Armor. Et depuis mai 2025, Joëlle Dambo est victime d’injures « à caractère racial », qui se sont « intensifiées » après sa victoire en juin à un concours de crêpes diffusé sur France 3.
Elle dit également être confrontée, dans sa crêperie, à des manifestations de racisme, notamment des « cris de singe ». Son avocat, Vincent Brengarth, estime que certains de ces commentaires, en ligne et dans le restaurant, « visent le monopole de l’homme blanc sur le commerce de la galette ».
Plainte réciproque
La restauratrice a également déposé plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre le maire de la commune. Elle l’accuse d’avoir « détourné les yeux et de se taire » face à son harcèlement.
Un conflit oppose depuis des mois la crêpière et l’édile. En juillet, il a lui-même déposé plainte contre Joëlle Dambo. La plainte a ensuite été classée sans suite.
