
Farida Amrani, députée La France insoumise, à l’Assemblée nationale. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Trois députés LFI et un député écologiste ont été sanctionnés hier par le Bureau de l’Assemblée nationale pour avoir accusé la députée RN, Hélène Laporte, de raciste.
Lors de cette séance particulièrement houleuse, le 7 juillet dernier, Hélène Laporte a été accusée à plusieurs reprises de « raciste » par des députés Insoumis : elle a confondu leur députée Farida Amrani avec l’écologiste Sabrina Sebaihi. Un rappel à l’ordre pour « outrage envers le président de séance » a été prononcé à l’encontre de Farida Amrani, Alma Dufour et Matthias Tavel par le bureau de l’Assemblée. C’est la plus haute instance exécutive composée de députés.
« Madame la présidente, je m’appelle Farida Amrani. Je ne suis pas Mme Sebaihi ! Ce n’est pas parce que nous avons la même couleur que ça doit être pareil », a protesté la députée de l’Essonne dans l’hémicycle. « Vous êtes raciste », a-t-elle ensuite lancé à Hélène Laporte, qui est l’un des six vice-présidents de l’institution. Une accusation également reprise par deux autres députés LFI, Alma Dufour et Matthias Tavel.
Privé d’indemnité parlementaire
Une sanction plus lourde a été décidée à l’encontre du député du groupe écologiste : un rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal. Benjamin Lucas-Lundy se verra donc privé pendant un mois du quart de son indemnité parlementaire.
« Voilà ce qui arrive quand on confie la présidence de l’Assemblée nationale à l’extrême droite, raciste et affairiste », a-t-il lancé dans l’hémicycle. Le texte étudié ce jour-là était particulièrement polémique : il s’agissait de la proposition de loi visant à ce qu’un policier ou un gendarme soit présumé avoir agi dans le cadre légal lorsqu’il fait usage de son arme à feu. Le texte a été adopté et doit encore être examiné au Sénat.
