Algérie – Une victoire pour un nouveau départ

 Algérie – Une victoire pour un nouveau départ

Les Algériens ont eu droit à une belle performance des Fennecs face à la Centrafrique. Photo AFP.

Il voulait ardemment cette victoire et il l’a eue. Grand adepte du jeu offensif, le bosniaque Vahid Halilhodzic a réussi le pari de renouer l’équipe nationale d’Algérie avec la dynamique du succès.

Depuis quelque temps déjà, l’entraîneur Halilhodzic n’a cessé de rappeler l’importance de cette empoignade avec la Centrafrique de Jules Accorsi, au point de la nommer  « match qualificatif » pour la coupe du monde. L’enjeu est de taille même si la qualification à la phase finale de la CAN est déjà compromise : une victoire permettra non seulement de requinquer le moral des joueurs très affecté par les multiples revers enregistrés durant cette phase qualificative pour la coupe d’Afrique de 2O12, mais aussi de repartir de bon pied et mieux négocier les challenges de 2013 (coupe d’Afrique) et surtout de 2014 (coupe du monde).

L’équipe de la Centrafrique, qui occupe l’avant-dernière place (202ème) du classement FIFA, est  venue en Algérie avec la nette détermination d’empocher les trois points du match qui leur permettra de rentrer de plain-pied dans l’histoire, en participant pour la première fois à une coupe d’Afrique des Nations. L’affiche est loin d’être sans intérêt. Et le choc des ambitions a tourné à l’avantage des verts qui, en deux ans, n’ont enregistré qu’une seule victoire contre le Maroc sur un score des plus étriqués (1-0).

Une minute décisive

La partie a démarré sur les chapeaux de roues. Une seule petite minute a suffi à Hassan Yebda pour transformer d’un joli coup de tête un corner exécuté par Fouad Kadir qui a pris la place de l’indétrônable Karim Ziani. Ce but précoce a totalement scié les jambes des Centrafricains qui, curieusement, se sont retranchés dans leur camp. Stimulés par cette réalisation mais aussi par le discours conquérant du coach bosniaque, les camarades du virevoltant Matmour ont littéralement assiégé le camp adverse qui a subi tout le long de la première mi-temps les assauts répétés des Fennecs. Les efforts des Algériens ont été récompensés par un deuxième but inscrit par Fouad Kadir à la 29ème minute du jeu. Les jeux sont alors faits. Au retour des vestiaires, les poulains de Jules Accorsi se sont quelque peu réveillés sans inquiéter outre mesure le gardien Raïs Mbolhi. Les Verts, eux, ont continué d’attaquer, et sans la maladresse des Ghezal, Matmour ou encore Kaddir, le score aurait été beaucoup plus lourd. Les 15 dernières minutes du match, les Algériens ont quelque peu flanché physiquement mais ils ont tout de même réussi à garder l’avantage des 2 buts. « Ça fait plaisir de voir que le travail entamé à Marcoussi a porté ses fruits (…) On a réalisé de belles choses que ce soit sur le plan défensif qu’offensif », s’est félicité  le coach Vahid  avant d’avertir : « On doit garder la tête sur les épaules et éviter de s’enflammer ». « L’Algérie a mieux joué qu’à l’aller. Je dois remarquer qu’elle a fait des progrès dans le jeu. Les Algériens ont mieux gardé le ballon », a reconnu, pour sa part, Jules Accorsi.

Un jeu à améliorer

Une fois n’est pas coutume, les camarades de Bougherra ne se sont pas repliés derrière pour préserver le score. Bien au contraire. Tout  le long de la partie, ils n’ont pas cessé d’attaquer. C’est là la signature du coach bosniaque qui est un grand amateur du jeu offensif. Les trois changements effectués lors du match témoignent de ce nouveau cap désormais pris par l’équipe algérienne. Tout baigne dans l’huile donc ? Non. Si côté rigueur tactique, il y a une nette amélioration, ce n’est pas le cas de la construction de jeu où il reste beaucoup à faire. Il faut dire aussi que la modestie de l’adversaire du jour, qui n’a pas brillé pendant les 90 minutes du jeu, a quelque peu atténué la performance de l’équipe nationale d’Algérie. Le premier véritable test aura lieu en novembre prochain, face à la Tunisie et surtout, au Cameroun.

Yacine Ouchikh

Yacine Ouchikh