Le village de Ad-Deirat Rifaiyya menacé d’être détruit par Israël

 Le village de Ad-Deirat Rifaiyya menacé d’être détruit par Israël

Les membres de la famille dont la maison a été détruite au village Ad-Deirat Rifaiyya


 


Il a suffi de quelques heures et de deux bulldozers israéliens pour raser cette maison où vivaient 17 personnes. C'était une belle demeure aux volets bleus. Les autorités israéliennes justifient cette démolition en invoquant l’absence du permis de construire.


 


Dan ce village de 1800 habitants perché sur une colline ouverte à tous les vents dans le sud de la Cisjordanie occupée, la plupart des familles ont préféré construire sans l'autorisation qu'elles doivent demander à Israël, alors même qu'elles bâtissent sur des terrains leur appartenant.



Ces permis, que de très rares obtiennent au prix d'un long parcours du combattant, font désormais l'objet d'un examen à la Cour suprême israélienne. Mais ils sont très peu à espérer que la justice leur donne gain de cause. 



Israël garde la haute main sur les questions de construction et d'urbanisme dans la zone C. La zone qui représente un peu plus de 60% de la Cisjordanie et qui échappe au contrôle de l'autorité palestinienne en vertu des accords d'Oslo de 1993. Ce contrôle qui devait être intérimaire perdure, faute d'accord. 


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.