En Iran, la tête de Donald Trump mise à prix pour 80 millions de dollars

 En Iran, la tête de Donald Trump mise à prix pour 80 millions de dollars


L'un des organisateurs des funérailles du général Qassem Soleimani, tué ce vendredi 3 janvier dans un raid américain à Bagdad, trois jours après une attaque inédite contre l'ambassade américaine, a encouragé la population de 80 millions d’habitants que compte l’Iran à mettre de côté 1 dollar chacun.


Dans une vidéo partagée en masse sur Twitter, l’un des organisateurs des funérailles a encouragé la population de 80 millions d’habitants que compte l’Iran à mettre de côté 1 dollar chacun.


La vidéo traduite explique que les 80 millions de dollars amassés seraient remis à la personne qui ramènerait la tête de la personne qui a commandité l’attaque. À savoir le prédisent américain directement.


Selon le média local Al Arabiya, l’homme a déclaré : "Nous sommes 80 millions d’Iraniens, si chacun de nous met de côté un dollar américain, nous aurons 80 millions de dollars américains, et nous récompenserons tous ceux qui nous apporteront la tête [de Trump] avec ce montant". Les funérailles et le discours ont été diffusés en direct sur une télévision locale.


Il est important de se rappeler que ces mots ont été prononcés par un anonyme qui ne représente pas le pouvoir iranien.


De plus, ces paroles ont été prononcées lors d’un enterrement et pourraient simplement être assimilées à de la rhétorique politique.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.