Festival Hallnaywood : La Hchouma d’Achraf Ajraoui remporte le Prix du meilleur film

 Festival Hallnaywood : La Hchouma d’Achraf Ajraoui remporte le Prix du meilleur film

Le réalisateur du film La Hchouma


A l'annonce du palmarès, Achraf Ajraoui a cru à une bonne blague. "Je ne m'y attendais vraiment pas", lâche-t-il un brin décontenancé. Le réalisateur de 31 ans vient alors de remporter ce samedi 1er septembre à Aulnay-Sous-Bois (93) le prix du meilleur film au festival Hallnaywood, décerné par un jury présidé par l'acteur franco-tunisien Abel Jafri. 


La Hchouma c'est l'histoire de Karim, interprété par Nabil Cheik-Ali. Karim est 

un trentenaire apprenti-rappeur. En attendant de signer avec un label, il distribue le journal gratuit à la sortie du métro. Un matin, il recroise Camille, son ex petite-amie (Anne-Sophie Picard). 


Achraf Ajraoui est d'autant plus ravi que la réalisation de son court métrage n'a pas été simple. "La Hchouma a été réalisé dans le cadre d'une formation. Nous avons eu un seul jour de tournage et il a fallu monter soi-même ce film", confirme le réalisateur qui n'avait aucune notion de montage avant cette première expérience. 


Cette première récompense l'a boosté. "Je n'avais pas beaucoup en confiance en moi", avoue celui qui a grandi dans un quartier populaire à quelques kilomètres d'Avignon. "Ce prix me donne envie de faire et refaire des films", dit Achraf qui est déjà en pleine écriture d'un nouveau scénario.  


Achraf a été aussi très ému d'apprendre que son ami, Djigui Diarra, a lui aussi été récompensé au festival d'Hallnaywood. 

Le réalisateur, originaire de Grigny dans l'Essonne repart avec le prix du public et le coup de cœur du jury. Son court métrage "Malgré eux" dénonce les bavures policières.


 

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.