Saint-Denis. Mohamed Benazzouz, 77 ans, a disparu depuis une semaine

 Saint-Denis. Mohamed Benazzouz, 77 ans, a disparu depuis une semaine

Saint-Denis. Mohamed Benazzouz, 77 ans, atteint d’Alzheimer a disparu depuis une semaine lundi 19 octobre 2020.

Une semaine. Depuis lundi 19 octobre, Mohamed Benazzouz, un retraité de 77 ans, mesurant 1m78, « cheveux blanc sans moustache », habitant de Saint-Denis (93) a disparu. « Même si un diagnostic complet n’a pas encore été effectué, un neurologue nous a dit qu’il se pourrait que mon père souffre de la maladie d’Alzheimer », précise Haouaria, sa fille. 

 

Depuis sept jours maintenant, avec sa famille, Haouaria multiplie les recherches pour retrouver son père. « Nous avons fait le tour des hôpitaux, des commissariats, des gares, effectués des battues avec ses voisins. Pour l’instant, en vain », déplore inquiète la jeune femme.

Depuis quelques années, Mohamed Benazzouz vit seul dans son studio de Saint-Denis. « Toute sa famille habite à Epinay-sur-Seine (NDLR: la ville voisine) et il vient nous voir plusieurs fois par semaine. Il sait comment venir ici », explique Haouaria. « C’est la première fois qu’il disparait », ajoute-t-elle.

Trois fois par jour, une infirmière vient lui prodiguer des soins. « Les médecins nous ont répété qu’il fallait le garder au maximum chez lui. Il y a quelques semaines, j’ai fait une demande pour qu’une auxiliaire vienne s’occuper de lui quotidiennement », dit Haouria.

« Dimanche soir, l’infirmière est venue et tout allait bien. Elle est revenue lundi matin et mon père n’était pas là », raconte Haouaria. « Nous allons continuer à le rechercher et si certains veulent nous aider, ils sont les bienvenus », conclut Haouaria.

Si vous avez la moindre information, vous pouvez appeler au 06 8771 0990

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.