Bande de Gaza : lancement de la phase deux du plan Trump

 Bande de Gaza : lancement de la phase deux du plan Trump

Des Palestiniens supervisés par le PNUD dégagent des gravats de bâtiments détruits à Khan Younis, dans le sud de Gaza, le 13 décembre 2025, après le cessez-le-feu décidé par les États-Unis et entré en vigueur en octobre. Des tentes et abris de fortune occupent les zones dégagées. (Photo : Bashar Taleb / AFP)

Steve Witkoff, a annoncé hier le début de la phase deux du plan  Trump pour stopper la guerre. Des incertitudes persistent autour du comité qui sera chargé d’administrer Gaza.

C’est via le réseau social X que Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain Donald Trump, a annoncé, hier (14 janvier), le lancement de la phase deux du plan en 20 points pour rétablir la paix à Gaza.

« La phase deux établit une administration palestinienne technocratique de transition à Gaza, le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), et commence la démilitarisation complète et la reconstruction de Gaza, principalement le désarmement de tout le personnel non autorisé », se félicitait l’envoyé spécial.

Cependant, ce dernier avertissait : « les États-Unis attendent du Hamas qu’il respecte pleinement ses obligations, y compris le retour immédiat du dernier otage décédé. Le non-respect entraînera de graves conséquences ».

Comité approuvé

Steve Witkoff a par ailleurs tenu à souligner le rôle essentiel de l’Egypte, la Turquie et le Qatar dans les négociations. Hier, l’Egypte déclarait que l’ensemble des membres d’un comité technocratique palestinien, qui serait composé de quinze personnes, chargé d’administrer Gaza par la suite, avait été approuvé par toutes les factions palestiniennes.

Selon l’AFP, dans un communiqué, les factions, dont le Hamas et le Jihad islamique, annonçaient « soutenir les efforts des médiateurs pour former le Comité national de transition palestinien afin d’administrer la bande de Gaza, tout en fournissant l’environnement approprié » à la reconstruction.

Sous surveillance américaine

« Nous espérons qu’après cet accord, le comité sera bientôt annoncé… et sera ensuite déployé dans la bande de Gaza pour gérer la vie quotidienne et les services essentiels », déclarait le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty. L’Egypte, la Turquie et le Qatar se félicitaient d’un « développement important pour l’amélioration de la situation humanitaire à Gaza ».

En outre, les médiateurs de l’accord de cessez-le-feu émettaient l’hypothèse de voir Ali Shaath, ancien vice-ministre des Transports de l’Autorité palestinienne, diriger le comité. Quoi qu’il en soit, le comité opérera sous la supervision du « Conseil de la paix », voulu par Donald Trump, qui sera présidé par ce dernier.

 

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